21JĂ©hovah a confiĂ© une lourde responsabilitĂ© aux chefs de famille, et ils doivent lui rendre des comptes sur la façon dont ils sâen acquittent. Mais si un mari sâefforce de suivre lâexemple de JĂ©hovah et de JĂ©sus, il sera un bon chef de famille. Et si sa femme remplit elle aussi son rĂŽle, leur mariage sera heureux.
Surtoutquand lâhomme est plus ĂągĂ©, quâil a une aura, de par sa fonction, son intelligence Câest lâhomme fort. Mais la femme qui lui est attachĂ©e est forte, elle aussi. Câest elle
Hierencore, le combat des femmes (2/4) : la femme mariée, une mineure sous l'autorité de son époux 02 mars 2020 à 12:07 - mise à jour 03 mars 2020 à 14:27 ⹠4 min Par Daphné Van Ossel
Ausein du marketing, les inĂ©galitĂ©s salariales s'Ă©taient dĂ©jĂ beaucoup rĂ©duites entre 2013 et 2014, notamment sur les postes de chef de groupe de produits et de chef de produit. Aujourd'hui, les hommes sont moins bien payĂ©s que les femmes sur les postes de responsable du marketing direct (4% dâĂ©cart Ă la dĂ©faveur des hommes) et de
Eninstituant lâincapacitĂ© juridique de la femme mariĂ©e, le code civil ("code napolĂ©onien") publiĂ© en 1804 consacre lâinfĂ©rioritĂ© de la femme face Ă lâhomme : au nom de la famille et de sa stabilitĂ©, les femmes sont soumises Ă lâautoritĂ© du mari. Le mariage garantit le bon fonctionnement de la famille patriarcale.. Le code civil est considĂ©rĂ© comme le modĂšle achevĂ© de la
SaintPaul a Ă©tĂ© plusieurs fois accusĂ© de manquer de bienveillance Ă l'endroit du monde fĂ©minin. On lui a reprochĂ© d'avoir en ce domaine une mentalitĂ© plus juive que chrĂ©tienne, de regarder la femme comme un ĂȘtre qui serait par nature infĂ©rieur Ă l'homme et de faire d'elle simplement âl'image d'une imageâ, c'est-Ă -dire l'image de l'homme, qui seul serait l'image directe
Alorsquâils Ă©taient en train de faire du sport, cinq policiers hors service ont portĂ© secours Ă une jeune femme qui venait dâĂȘtre agressĂ©e
Jeveux cependant que vous sachiez ceci: Christ est le chef de tout homme, l'homme est le chef de la femme, et Dieu est le chef de Christ.
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Vendredi24 juin Le chef de tout homme, c\u0019est le Christ ; et le chef de la femme, c\u0019est l\u0019homme (1 Cor. 11:3). Le
GW8Sm7y. ï»ż1 Corinthiens 113 S21Je veux cependant que vous sachiez ceci Christ est le chef de tout homme, l'homme est le chef de la femme, et Dieu est le chef de de lecture et de mĂ©ditation gratuits en rapport avec 1 Corinthiens 113
ĂphĂ©siens 522-33 BFCFemmes, soyez soumises Ă vos maris, comme vous l'ĂȘtes au Seigneur. Car le mari est le chef de sa femme, comme le Christ est le chef de l'Ăglise. Le Christ est en effet le Sauveur de l'Ăglise qui est son corps. Les femmes doivent donc se soumettre en tout Ă leurs maris, tout comme l'Ăglise se soumet au Christ. Maris, aimez vos femmes tout comme le Christ a aimĂ© l'Ăglise jusqu'Ă donner sa vie pour elle. Il a voulu ainsi rendre l'Ăglise digne d'ĂȘtre Ă Dieu, aprĂšs l'avoir purifiĂ©e par l'eau et par la parole; il a voulu se prĂ©senter Ă lui-mĂȘme l'Ăglise dans toute sa beautĂ©, pure et sans dĂ©faut, sans tache ni ride ni aucune autre imperfection. Les maris doivent donc aimer leurs femmes comme ils aiment leur propre corps. Celui qui aime sa femme s'aime lui-mĂȘme. En effet, personne n'a jamais haĂŻ son propre corps; au contraire, on le nourrit et on en prend soin, comme le Christ le fait pour l'Ăglise, son corps, dont nous faisons tous partie. Comme il est Ă©crit C'est pourquoi l'homme quittera son pĂšre et sa mĂšre pour s'attacher Ă sa femme, et les deux deviendront un seul ĂȘtre.» Il y a une grande vĂ©ritĂ© cachĂ©e dans ce passage. Je dis, moi, qu'il se rapporte au Christ et Ă l'Ăglise. Mais il s'applique aussi Ă vous il faut que chaque mari aime sa femme comme lui-mĂȘme, et que chaque femme respecte son Bible en français courantPlans de lecture et de mĂ©ditation gratuits en rapport avec ĂphĂ©siens 522-33
1 Aborder la question du fĂ©minin dans notre sociĂ©tĂ© nous conduit de toute Ă©vidence Ă interroger la Bible puisquâelle est une des bases sur lesquelles sâest construite la civilisation occidentale. 2 Il faut prĂ©alablement dire quelques mots sur le texte lui-mĂȘme. La construction des Ăcritures fut une vĂ©ritable sĂ©crĂ©tion » par un grand nombre dâauteurs dont le travail sâest Ă©tendu sur plusieurs siĂšcles. LâefficacitĂ© et la force du texte biblique ne sont pas Ă dĂ©montrer. Quant aux moyens de cette puissance, il faut avouer que rien nâa Ă©tĂ© nĂ©gligĂ© grand spectacle dont Hollywood nâa su rendre quâune infime partie la violence, le sang, la mort, lâamour, le sexe sont sans cesse prĂ©sents. Et la Loi a Ă©tĂ© soigneusement installĂ©e au milieu de tout cela, dâune maniĂšre qui la rend indissociable de toutes les histoires qui lâintroduisent, lâillustrent et donnent Ă son interprĂ©tation un champ infini. Et, dans ce monde de la Bible, chacun peut trouver sa place, la dĂ©finition de son rĂŽle et des motifs dâespĂ©rer. 3 Mais tout cela serait peut-ĂȘtre restĂ© lâapanage du peuple juif, si ce dernier nâavait Ă©tĂ© rendu permĂ©able par lâexil et la conquĂȘte dont il fut victime. Chaque annĂ©e, le dix TĂ©vet, le judaĂŻsme commĂ©more un Ă©vĂ©nement survenu quelque trois cents ans avant notre Ăšre, la premiĂšre traduction de la Bible de lâhĂ©breu en grec. Ce qui fut dâabord un jour de fĂȘte, car il marquait lâenrichissement du patrimoine culturel de lâhumanitĂ©, la tradition en a fait un jour de deuil et de jeĂ»ne. Ce jour, nous pouvons le considĂ©rer comme le point de dĂ©part dâune civilisation occidentale dont Emmanuel Levinas disait en substance que câĂ©tait la Bible plus les Grecs ». Le visage de lâOccident, christianisme aidant, a commencĂ© Ă se modeler et son histoire Ă prendre un sens nouveau. Il suffirait pour nous de voir la place de la mythologie grecque et de MoĂŻse dans lâĂąme de Freud pour confirmer la profondeur et la vĂ©ritĂ© de cette affirmation. 4 DâoĂč vient la femme et quelle est sa place ? Ouvrons dâabord la GenĂšse pour y lire les rĂ©cits de la crĂ©ation de lâhumain. Ce pluriel est justifiĂ© car le livre contient deux rĂ©cits juxtaposĂ©s, dâorigines probablement distinctes, qui ont Ă©tĂ© rassemblĂ©s sans vĂ©ritable souci de cohĂ©rence apparente. Le premier de ces rĂ©cits Gn 1, 27-28 vient simplement indiquer que Dieu est le crĂ©ateur de lâhumain, quâil lâa créé Ă son image, ce qui nâest pas rien. 5 Cet humain, il lâa créé homme et femme [1] ». Suit le commandement de croĂźtre et de se multiplier et de mettre la terre en valeur, la terre qui leur est donnĂ©e, avec tout ce quâelle contient. Pour complĂ©ter, il fallait un second rĂ©cit, qui rende compte de ce quâil peut y avoir de dynamique dans les rapports entre homme et femme et rĂ©ponde Ă certaines inquiĂ©tudes que la femme peut faire naĂźtre chez lâhomme. Ce rĂ©cit, câest celui du jardin dâĂden. La crĂ©ation de la femme commence par la constatation du manque. Lâhomme ne trouve pas de compagne qui lui soit assortie Gn 1, 20. On rapporte que certains sages disaient quâAdam coucha auprĂšs de chaque crĂ©ature mais quâaucune ne lui plut vraiment... 6 Il faudra pour lui une vraie compagne, une crĂ©ature de dĂ©sir qui rĂ©ponde Ă son manque. Il faut quâelle soit humaine, de la mĂȘme nature que lui, mais, nĂ©e dans son sommeil, elle comportera toujours une part de mystĂšre. Celle-ci, pour le coup est un membre extrait de mes membres et une chair de ma chair ; celle-ci sera nommĂ©e icha [2], parce quâelle a Ă©tĂ© prise de ich [3]. Câest pourquoi lâhomme abandonne son pĂšre et sa mĂšre ; il sâunit Ă sa femme, et ils deviennent une seule chair. »Gn 2,23 7 Le rĂ©cit devient ainsi, non plus seulement celui de la crĂ©ation de lâhomme et de la femme, mais celui de la crĂ©ation du premier couple. Et effectivement, cette mystĂ©rieuse crĂ©ature dĂ©borde de vie, comme elle dĂ©borde de dĂ©sir et sâen va tout droit vers la faute. Lâhomme et la femme encourront les reproches de lâĂternel. Mais il faut noter que les reproches de ce dernier sont diffĂ©renciĂ©s. 8 Ă la femme, lâĂternel reproche dâavoir dĂ©sobĂ©i. Ă la femme, il dit Jâaggraverai tes labeurs et ta grossesse ; tu enfanteras avec douleur ; la passion tâattirera vers ton Ă©poux, et lui, te dominera » Gn 3, 16. 9 Toute cette puissance de vie et de dĂ©sir, la femme doit la mettre au service de lâenfantement, oĂč elle doit voir sa misĂšre, tout comme sa grandeur. 10 La seconde partie du verset nâest pas moins importante pour la dĂ©finition de la condition de la femme. Elle vient rappeler que la puissance du dĂ©sir est du cĂŽtĂ© fĂ©minin, quâelle nây peut rĂ©sister et que ce doit ĂȘtre Ă lâhomme de lui mettre des bornes. 11 Car, Ă Adam, lâĂternel-Dieu reproche dâavoir cĂ©dĂ© Ă la voix de son Ă©pouse Gn 3, 17. Dieu commande Ă la femme dâĂȘtre soumise Ă son mari et le premier moyen de domination qui est donnĂ© Ă lâhomme sur la femme, câest le pouvoir de la nommer. Le nom dâĂve paraĂźt seulement Ă ce moment du rĂ©cit Gn 3, 20. Il peut ĂȘtre traduit par vie » ou vivante ». Lâhomme est nommĂ© par Dieu et la femme obtient son nom de lâhomme qui la domine. Dieu, quant Ă lui, ne rĂ©vĂšle pas son nom, il nâa que des appellations. 12 Lâaccomplissement de la femme se fera dans lâenfantement. Ăve devient la mĂšre de tous les vivants » Gn 3, 1. Or, lâhomme sâĂ©tait uni Ă Ăve, sa femme. Elle conçut et enfanta CaĂŻn en disant âJâai fait naĂźtre un homme, conjointement avec lâĂternel !â », Gn 4, 1. La femme est la coopĂ©ratrice de lâĂternel et le pĂšre nâa quâun rĂŽle de procrĂ©ateur. Il en sera de mĂȘme pour Abel Elle enfanta ensuite son frĂšre Abel » Gn 3, 2. On sait ce quâil adviendra des deux frĂšres... 13 Le premier homme, nĂ© dâĂve par la volontĂ© de son pĂšre Adam, sera Seth. Câest de lui que descendront NoĂ© et par lui tous les hommes de la suite de lâhistoire Adam, ayant vĂ©cu cent trente ans produisit un ĂȘtre Ă son image et selon sa forme, et lui donna pour nom Seth » Gn 4, 25. On peut remarquer dans le texte hĂ©breu quâAdam qui signifie humain » Ă©tait jusquâĂ la naissance de Seth Ă©crit avec un article quâil perd dans la suite, devenant un nom propre. Câest en quelque sorte la naissance de Seth qui fait dâAdam un pĂšre vĂ©ritable et achĂšve son humanitĂ©. 14 Et Ăve, la mĂšre, que devient-elle ? Vous remarquerez quâon nâen parle plus. La transmission du pĂšre vers le fils est devenue la seule prise en compte. Câest ainsi que, quand les Ăvangiles rapporteront la gĂ©nĂ©alogie de JĂ©sus, ils ne mentionneront que lâascendance de Joseph ! 15 On voit avec quel soin sont dĂ©crits lâenfantement des garçons et les Ă©checs possibles de cette entreprise si le pĂšre nâest pas solidement en place. En revanche, nous constatons avec surprise que le livre ne nous rapporte pas les circonstances de la naissance des premiĂšres gĂ©nĂ©rations de filles. On sait quâelles sont lĂ , mais elles voient le jour hors du rĂ©cit. Nous ne les voyons pas plus naĂźtre quâAdam nâavait vu la crĂ©ation dâĂve pendant son sommeil. Toutefois, on ne manque pas de nous rappeler quâelles sont remarquablement belles, ces filles des hommes, et que leur beautĂ© va attirer les anges, dĂ©chus ou non. De cette union naĂźtront des gĂ©ants [4]. Ce passage un peu surprenant du sixiĂšme chapitre de la GenĂšse, nous pouvons penser quâil a Ă©tĂ© placĂ© lĂ pour indiquer que la beautĂ© des femmes recĂšle une force et un danger qui peut aller au-delĂ de lâhumain. Cette beautĂ© sâexerçant sur la vue, il y a donc lieu de voiler les corps. Câest si important que lâĂternel-Dieu lui-mĂȘme confectionne les tuniques de peau dont il vĂȘt Adam et Ăve Gn 3, 21. 16 Le corps de la femme est un trĂ©sor extraordinaire, mais il est potentiellement dangereux. La vue du corps fĂ©minin dĂ©nudĂ© provoque de maniĂšre irrĂ©pressible le dĂ©sir de lâhomme. Ainsi en est-il de BethsabĂ©e que David voit nue, un soir, depuis la terrasse de son palais 2S 11, 1 ou de Susanne au bain dans le livre grec de Daniel. Au demeurant, lâimage de la femme nue est Ă©galement utilisĂ©e par lâauteur du livre de Judith qui prend bien soin de nous dire quâelle Ă©tait fort belle et nous dĂ©crit avec complaisance ses quotidiennes ablutions nocturnes. Car la beautĂ© fĂ©minine peut ĂȘtre une arme, pour tuer, dans le cas de Judith, ou une arme politique, dans le cas dâEsther. Si la femme doit ĂȘtre cachĂ©e, la jeune fille doit, jusquâau mariage, garder sa virginitĂ©. Câest une vĂ©ritable obsession qui va conduire au meurtre deux des fils de Jacob, SimĂ©on et LĂ©vi, Ă la suite du viol de leur sĆur Dina Gn 34, 1s. Leur pĂšre dĂ©sapprouvera une violence aussi disproportionnĂ©e quâinutile, mais dont il nâa pu empĂȘcher lâaccomplissement. On pourrait rapprocher de cela lâĂ©pisode de Tamar, violĂ©e par son demi-frĂšre Amnon et vengĂ©e par son frĂšre Absalom 2S 13. 17 Le dĂ©sir sexuel de la femme peut dĂ©passer toute limite. Ainsi la femme de Putiphar se prĂ©cipite-t-elle sur Joseph Gn 39, 7 Ă 20. Et, dans son plus creux, le corps fĂ©minin est aussi habitĂ© par le dĂ©sir dâenfants. LâĂ©pisode des filles de Loth Gn 19, 31-32 vient montrer jusquâoĂč il peut aller. Et la leçon est une nouvelle fois donnĂ©e avec Jacob, qui, sans lâavoir vraiment voulu, est mariĂ© avec deux sĆurs. Et celle quâil aime nâest pas celle qui lui donne des enfants. Rachel, voyant quâelle ne donnait pas dâenfant Ă Jacob, conçut de lâenvie contre sa sĆur, et elle dit Ă Jacob âRends-moi mĂšre, autrement, jâen mourrai !â » Gn 30, 1. Et Jacob de se fĂącher contre Rachel, câest Dieu qui accorde la fĂ©conditĂ© et lui seul ! La stĂ©rilitĂ© apparaĂźt comme une malĂ©diction, ce qui ne rend pas enviable le sort de la femme stĂ©rile. 18 Que dit la loi mosaĂŻque dont nous avons dĂ©crit les liens si Ă©troits avec les rĂ©cits bibliques ? La Loi, particuliĂšrement dans le livre du DeutĂ©ronome, va prĂ©voir des dispositions sĂ©vĂšres pour garantir la virginitĂ© des jeunes filles Dn 22, 28-29. Elle garantira Ă©galement la fidĂ©litĂ© des femmes Dn 22, 22. Le divorce nâexiste quâĂ lâinitiative du mari. Câest en fait une rĂ©pudiation. La femme est alors libre de se remarier, mais son premier mari perd alors le droit de la reprendre Dn 22, 28-29. 19 Mais aussi, prudemment, la Loi prĂ©voit comme une nĂ©cessitĂ© que la jeune mariĂ©e soit satisfaite Si quelquâun a pris nouvellement femme, il sera dispensĂ© de se rendre Ă lâarmĂ©e et on ne lui imposera aucune corvĂ©e il pourra vaquer librement Ă son intĂ©rieur pendant un an, et rendre heureuse la femme quâil a Ă©pousĂ©e » Dn 24, 5. 20 Si la femme donne la vie, il faut rappeler que le principe vital de toute crĂ©ature, câest son sang qui est dans son corps » Lv 17, 14. Et le sang rend impur qui le touche. Lorsquâune femme Ă©prouvera le flux, son flux, câest le sang qui sâĂ©chappe de son corps, elle restera sept jours dans son isolement ; et quiconque la touchera sera souillĂ© jusquâau soir » Lv 15, 19. AprĂšs un accouchement, il existe Ă©galement une prescription dâimpuretĂ©, mais sa durĂ©e est augmentĂ©e si câest une fille... FrĂ©quemment impure, la femme y gagne un sentiment dâinfĂ©rioritĂ© qui facilite son assujettissement. Mais Ă©galement, cela a pour effet de sĂ©parer pĂ©riodiquement le monde de lâhomme de celui de la femme, de maintenir une distance, un mystĂšre propre Ă entretenir le dĂ©sir. Adam aurait-il tant dĂ©sirĂ© Ăve si elle nâavait Ă©tĂ© créée pendant son sommeil ? 21 Mais la Bible nâa pas rĂ©servĂ© aux femmes uniquement le rĂŽle de mĂšre, elle garde la mĂ©moire de prophĂ©tesses, de reines vertueuses comme Esther ou abominables comme Jezabel ou Athalie et dâhĂ©roĂŻnes meurtriĂšres comme la belle Judith. De lâhistoire de cette derniĂšre, il faut rapprocher celle de la prophĂ©tesse DĂ©bora et de YaĂ«l. Barak avait peur de sâavancer au combat sans la prĂ©sence de DĂ©bora, et la prophĂ©tesse lui rĂ©pliqua Certes, jâirai avec toi ; seulement, ce nâest pas Ă toi que reviendra lâhonneur de ton entreprise, puisque câest Ă une femme que lâĂternel aura livrĂ© Sisara » Jg 4, 9. Et Sisara, le chef cananĂ©en, mourut de la main de YaĂ«l, clouĂ© dâune tempe Ă lâautre par un piquet de tente. Si lâhomme est dĂ©faillant, la femme peut se montrer plus terrible que lui. 22 Ces femmes fortes, que savons-nous de leur enfance ? Rien. 23 En revanche, les rĂ©cits dâenfance concernant les personnages masculins sont nombreux dans la Bible. Ces garçons dont la naissance a Ă©tĂ© trĂšs fortement dĂ©sirĂ©e ont comblĂ© leurs mĂšres. Lâhistoire dâIsaac nous est ainsi contĂ©e dĂšs avant sa conception. Le rĂ©cit de lâenfance de Samuel est Ă©galement trĂšs instructif et nous savons quâil fut un pĂšre malheureux, ses fils, JoĂ«l et Abya, ne suivant pas ses voies 1S 8, 1s. Ces rĂ©cits continuent dans les Ăcritures chrĂ©tiennes, il suffit de citer Jean et JĂ©sus. Mais les Ăvangiles ne dĂ©crivent pas lâenfance dâĂlisabeth et de Marie, leurs mĂšres. Parmi les Ă©crits apocryphes, le protĂ©vangile de Jacques repris par lâĂvangile de la nativitĂ© de Marie prĂ©sente un rĂ©cit de la naissance et de lâenfance de Marie peu original puisquâil reprend les traits principaux du rĂ©cit de la naissance et de lâenfance de Samuel. 24 ProphĂ©tesses et autres hĂ©roĂŻnes entrent dans les rĂ©cits bibliques sous la forme de femmes accomplies. Pour aucune dâentre elles on ne nous rapporte que ses parents ont dĂ©sirĂ© avoir une fille. 25 Si les relations pĂšre-fils sont souvent dĂ©crites, les relations entre mĂšre et fille ne le sont guĂšre. Les relations dâune jeune veuve, Ruth, et de sa belle-mĂšre, NoĂ©mi, sont plus en valeur. Toutefois, le but avouĂ© nâest autre que la conquĂȘte de Boaz, le nouveau mari de Ruth. 26 Et les relations entre pĂšre et fille ? 27 On peut en voir un exemple dans la tragĂ©die de la fille de JephtĂ© le Galaadite au livre des Juges. Le nom de la fille de JephtĂ© ne nous est pas prĂ©cisĂ©, mais nous savons quâen dehors dâelle, le terrible chef de guerre nâavait pas dâenfant. Au moment de partir en campagne contre les Ammonites, JephtĂ© avait fait ce vĆu Ă lâĂternel Si tu livres en mon pouvoir les enfants dâAmmon, la premiĂšre crĂ©ature qui sortira de ma maison au-devant de moi, quand je reviendrai vainqueur des enfants dâAmmon, sera vouĂ©e Ă lâĂternel, et je lâoffrirai en holocauste » Jg 11 ; 31. Et, lorsque, vainqueur, JephtĂ© sâen revint chez lui, ce fut cette fille chĂ©rie, qui vint Ă sa rencontre avec des tambourins et des chĆurs de danse ». Quand il la vit, il dĂ©chira ses vĂȘtements et sâĂ©cria âHĂ©las, ma fille, tu mâaccables ! câest toi qui fais mon malheur ! Mais je me suis engagĂ© devant lâĂternel, je ne puis mâen dĂ©dire.â Elle lui rĂ©pondit âMon pĂšre, tu tâes engagĂ© devant Dieu, fais-moi ce quâa promis ta bouche...â » Jg 11 ; 35-36 Abraham nâa pas sacrifiĂ© effectivement son fils, JephtĂ©, lui, a immolĂ© sa fille ! 28 Bien sĂ»r, on peut en extraire lâenseignement quâil ne faut pas sâengager Ă la lĂ©gĂšre devant lâĂternel. Câest Ă©galement un exemple de la soumission que la fille doit avoir pour son pĂšre. Nous croyons aussi y lire une histoire dâamour. Rien ne dit que JephtĂ© aimait moins son unique fille que sâil se fĂ»t agi dâun fils. Et la fille de JephtĂ© aimait son pĂšre au point dâaccepter sans une plainte de mourir de sa main. 29 Tout pĂšre doit renoncer Ă lâamour de sa fille puisque cette derniĂšre doit quitter la maison paternelle. Le Commentaire sur la Torah [5] de Jacob Ben Isaac Achkenazi de Janow rapporte que Dans le Midrach Rabba, il est Ă©crit Rabbi Gamaliel maria sa fille ; au moment de quitter la maison de son pĂšre, elle lui dit âPĂšre, bĂ©nis-moi.â 30 Il la bĂ©nit et ajouta 31 â ChĂšre fille, fasse le Saint, bĂ©ni soit-il, que tu ne reviennes jamais plus dans ma maison. 32 â Cher pĂšre, pourquoi me maudire de la sorte ? 33 â DĂ©trompe-toi, je tâai donnĂ© ma bĂ©nĂ©diction afin que tu sois bien dans ta maison, que tu dĂ©sires y rester et que tu nâaies jamais plus envie de revenir ici. » 34 On devine bien de la passion dans les paroles du sage. On sent la tristesse et la douleur de sa fille. 35 En conclusion, la leçon est dâune dĂ©sarmante simplicitĂ©. La fille doit rester vierge jusquâĂ son mariage, elle doit quitter alors la maison de ses parents et ne rien espĂ©rer que dans son statut dâĂ©pouse fidĂšle et obĂ©issante, puis de mĂšre, dâun fils tout particuliĂšrement. Elle peut y voir son accomplissement, comme Sara, ou comme Marie, mĂšre de JĂ©sus. De plus, elle doit rester un mystĂšre pour lâhomme que sa sexualitĂ© attire et inquiĂšte. Et il y a beaucoup de chance quâelle demeure Ă©galement un mystĂšre Ă ses propres yeux... Mais cette femme, car chacun doit avoir son heure, garde au fond dâelle lâespoir de renouveler lâhistoire dâune des grandes hĂ©roĂŻnes dâIsraĂ«l. 36 Le texte biblique dit beaucoup de choses sur les conditions de la rĂ©ussite de la construction psychique du garçon, et le fait dâavoir une bonne mĂšre » du type que nous venons de dĂ©crire en est une. En revanche il en dit peu sur la construction psychique de la fille. Mais ce silence est Ă©loquent. Il exprime Ă merveille le manque. La fille grandit dans la conviction que sa naissance nâa pas Ă©tĂ© une cause de satisfaction pour sa mĂšre. Elle grandit aussi dans lâamour de son pĂšre, mais cela doit rester un secret. 37 Mais au fond, ce discours, ne faudrait-il pas le mettre en parallĂšle avec le propos traditionnel de la psychanalyse sur la femme, en tout cas de celui de Freud qui a laissĂ© plus de terrae incognitae dans ce domaine que dans dâautres ? Il est dâailleurs remarquable quâil se soit intĂ©ressĂ© Ă la personne de MoĂŻse beaucoup plus quâĂ son enseignement. 38 Et notre Ă©poque, a-t-elle su vraiment construire un discours cohĂ©rent et fĂ©cond sur le fĂ©minin ? Notes [1] La distinction est absolue et ne laisse pas de place pour qui ne serait ni tout Ă fait homme ni tout Ă fait femme. Les cas dâambiguĂŻtĂ© sexuelle tout comme les cas de transsexualisme nous montrent pourtant que les choses sont loin dâĂȘtre aussi simples. [2] Femme, littĂ©ralement hommesse ». [3] Homme. [4] Ce nâest pas la seule irruption dans le texte biblique dâune mythologie Ă©trangĂšre au monde juif. Ainsi, IsaĂŻe 34, 14 mentionne les satyres et Lilith, dĂ©mon femelle babylonien. Il faut dâailleurs rappeler que la Bible ignore la lĂ©gende de Lilith. Il nây a dans la GenĂšse quâune seule premiĂšre femme, Ăve. [5] Recueil populaire composĂ© en yiddish au xvii e siĂšcle.