VotrespĂ©cialiste du dĂ©stockage. 93 - Seine-Saint-Denis. Open Now~. Ajouter Ă  ma liste. Aperçu. Archivesen ligne. Fonds administratifs; Fonds iconographiques; Archives audiovisuelles; 10 ans d’Internet; 10 ans d’Internet; Les pĂ©riodiques; Fonds privĂ©s; L’atelier des archives. Outils pĂ©dagogiques; Ateliers pĂ©dagogiques 2022-2023; Ateliers pĂ©dagogiques 2021-2022; Ateliers pĂ©dagogiques 2020-2021; Ateliers pĂ©dagogiques 2019-2020 Lienvers le site des archives dĂ©partementales des Hauts-de-Seine (dĂ©partement 92) Informations numĂ©risĂ©es disponibles sur le site : Les registres paroissiaux, l' Ă©tat civil ainsi que les tables dĂ©cennales. Le dĂ©partement propose l'accĂšs au cadastre avec recherche par communes, aux tables dĂ©cennales ainsi qu'Ă  l' Ă©tat civil. Cartede France vous permettant d'accĂ©der Ă  l'ensemble des dĂ©partementaux ayant des archives en ligne. bleu. Registres paroissiaux et d'etat-civil disponibles aux A.D. vert. Une partie des registres, ou d'autres documents, sont en ligne. jaune. Projet de numĂ©risation ou SeineSaint-Denis : toute l'actualitĂ© en direct, soyez informĂ© des Ă©vĂ©nements, de la politique, de la vie des villes et des territoires, des loisirs et des sports tout au long de la journĂ©e DĂ©couvrezgratuitement l'arbre gĂ©nĂ©alogique de Albert LENGLET pour tout savoir sur ses origines et son histoire familiale. Cettecroix en or et ces deux fibules ansĂ©es digitĂ©es en fer damasquinĂ©es et cloisonnĂ©es d’or et de grenats proviennent d’une sĂ©pulture dĂ©couverte sous le chƓur de la basilique de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Ces bijoux sont Lesactes. Entre 1549 et 1921 : vous pouvez consulter les actes de naissance, mariage et dĂ©cĂšs en ligne. AprĂšs 1921 : les actes de mariage et de dĂ©cĂšs sont consultables en ligne jusqu'en 1937 en fonction des communes. Entre 1922 et 1943 : vous pouvez consulter les actes de naissance et de mariage en salle de lecture . LesArchives en ligne - La Recherche gĂ©nĂ©alogique. ÉtiquetĂ© : Ă©tat civil Seine Saint Denis . Suivre : Heredis 2022. Kit ADN de MyHeritage. Abonnez-vous Ă  notre newsletter! En souscrivant Ă  la lettre d'information j'accepte les conditions d'utilisation du portail Archiveenligne.fr. QR-Code-archiveenligne . Rechercher sur Archiveenligne : Rechercher. Rechercher. CatĂ©gories. Expertcomptable en ligne Seine-Saint-Denis vous aide Ă  vous lancer et Ă  crĂ©er votre entreprise ! Nos Ă©quipes se feront un plaisir de vous conseiller et de vous aider Ă  choisir le statut juridique le plus adaptĂ© Ă  votre situation (SASU, EURL, SASU, SAS, SA, ), Ă©tablir votre business plan, rĂ©diger vos statuts et gĂ©rer toutes les formalitĂ©s administratives jusqu’à l’obtention pMp6q. ï»żSuivre Article suivant 93 Les Archives de Seine-Saint-Denis en ligne Article prĂ©cĂ©dent 17 Des emprisonnĂ©s du bagne de Rochefort , noms en A. Heredis 2022 Kit ADN de MyHeritage Abonnez-vous Ă  notre newsletter! En souscrivant Ă  la lettre d'information j'accepte les conditions d'utilisation du portail QR-Code-archiveenligne Rechercher sur Archiveenligne RechercherCatĂ©gories Archives Recherche globale sur / Le trafic est en partie interrompu sur le tramway T4 entre les stations Gargan et HĂŽpital de Montfermeil ce vendredi 12 aoĂ»t 2022. Par Olivia Kouassi PubliĂ© le 12 AoĂ»t 22 Ă  952 La circulation du tramway T4 est interrompue vendredi 12 aoĂ»t 2022 en Seine-Saint-Denis. ©MD / actu Seine-Saint-DenisEn raison d’une panne sur les signalisations, le trafic est en partie interrompu sur le tramway T4 entre les stations Gargan et Marx Dormoy Seine-Saint-Denis ce vendredi 12 aoĂ»t 2022. Reprise estimĂ©e Ă  14 heuresLe trafic est donc complĂštement Ă  l’arrĂȘt sur une des branches du tramway. La SNCF, en charge de l’exploitation de cette ligne, n’a pas prĂ©cisĂ© d’heure de retour Ă  la normale. La circulation est en outre ralentie entre les stations Marx Dormoy et HĂŽpital de Montfermeil 12 Ă  15 min entre chaque tram.Pour palier Ă  cette interruption de trafic, la SNCF conseille d’emprunter le RER B ou E ainsi que les lignes de bus 605, 613, 146, 603, 623, 643 et article vous a Ă©tĂ© utile ? Sachez que vous pouvez suivre Actu Seine-Saint-Denis dans l’espace Mon Actu . En un clic, aprĂšs inscription, vous y retrouverez toute l’actualitĂ© de vos villes et marques favorites. SociĂ©tĂ© Quatre ans aprĂšs les Ă©meutes urbaines de l'automne 2005, le "neuf-trois" connaĂźt une situation inĂ©dite, oĂč chĂŽmage de masse et insĂ©curitĂ© voisinent avec des zones engagĂ©es dans la compĂ©tition Ă©conomique mondiale. Quatre ans aprĂšs la "crise des banlieues", dĂ©clenchĂ©e par le dĂ©cĂšs de deux adolescents poursuivis par la police Ă  Clichy-sous-Bois le 27 octobre 2005, la Seine-Saint-Denis connaĂźt toujours une situation exceptionnelle. MalgrĂ© la multiplication des annonces ministĂ©rielles, le dĂ©partement n'a pas rattrapĂ© son retard en termes d'emploi, d'Ă©ducation et de sĂ©curitĂ©. La nouveautĂ©, c'est que, Ă  cĂŽtĂ© des zones extrĂȘmement pauvres, se sont dĂ©veloppĂ©s des territoires en pleine explosion Ă©conomique. D'oĂč une question cruciale pour le dĂ©partement et ses 1,5 million d'habitants comment faire coexister des ghettos sociaux et ethniques et des territoires plongĂ©s dans la compĂ©tition Ă©conomique mondiale ? Radiographie en six points et sans tabous du dĂ©partement français le plus visitĂ© par les ministres de la RĂ©publique. L'immigration, comment faire face ? Bobigny, lundi 19 octobre, 7 heures du matin, - 2 degrĂ©s. Comme tous les jours de la semaine, des grappes d'hommes attendent d'ĂȘtre embauchĂ©s devant l'entrĂ©e de Batkor, un dĂ©pĂŽt de bricolage situĂ© sur la nationale 3. Au vu et au su de tous, une trentaine de clandestins proposent leur main-d'oeuvre aux entreprises du bĂątiment ou aux particuliers. A partir de 70 ou 80 euros la journĂ©e pour un plĂątrier, un plombier ou un maçon. Moins cher encore en nĂ©gociant les tarifs. La plupart attendent des heures sans succĂšs. Trop de concurrence "Il n'y a pas beaucoup de clients mais beaucoup de monde qui veut se faire embaucher", se dĂ©sole Hassan, Turc d'une quarantaine d'annĂ©es qui essaie de se rĂ©chauffer en attendant un Ă©ventuel client. MĂȘme si le lieu est connu de la police et des Ă©lus depuis des annĂ©es, les interventions n'y font rien comme l'immigration n'arrĂȘte jamais en Seine-Saint-Denis, porte d'entrĂ©e sur le territoire français avec l'aĂ©roport de Roissy, de nouveaux candidats se prĂ©sentent tous les jours, Ă©tĂ© comme hiver, pour tenter de gagner leur vie. Et les derniers arrivĂ©s remplacent ceux qui finissent par trouver des emplois moins exposĂ©s. Entre 1999 et 2006, malgrĂ© les politiques de restriction affichĂ©es par l'Etat, le nombre d'Ă©trangers dans le dĂ©partement a encore progressĂ© de 22,4 % alors que, dans le mĂȘme temps, le nombre de Français augmentait seulement de 3,7 %. Dans certaines villes, la proportion d'Ă©trangers dĂ©passe dĂ©sormais les 30 %, soit prĂšs de six fois la moyenne nationale, comme Ă  Clichy-sous-Bois 37,2 % ou Aubervilliers 34,6 %. VoilĂ  pour les chiffres officiels. Car les autoritĂ©s estiment qu'il pourrait y avoir entre 100 000 et 300 000 sans-papiers en Seine-Saint-Denis, la plupart non recensĂ©s. Soit l'Ă©quivalent de villes comme Saint-Denis et Montreuil qui s'ajoutent Ă  la population officielle. "Le problĂšme n'est pas d'arrĂȘter les flux. C'est totalement illusoire, c'est comme de vouloir arrĂȘter la marĂ©e avec ses bras. Le problĂšme, c'est de savoir ce qu'on fait pour ces populations. Or, aujourd'hui, on n'a pas suffisamment de moyens pour assurer leur intĂ©gration", relĂšve le maire PS d'Aubervilliers, Jacques Salvator. ConsĂ©quence Ă  Aulnay-sous-Bois, Villetaneuse, Clichy, La Courneuve, Stains, Montfermeil, Aubervilliers, notamment, certains quartiers se ghettoĂŻsent et ne comptent quasiment plus de "Blancs". Uniquement des MaghrĂ©bins ou des Noirs, parfois des Asiatiques. "La spĂ©cialisation du dĂ©partement se renforce. Tant qu'il n'y aura pas de solidaritĂ© rĂ©gionale ou nationale sur l'accueil de l'immigration, je ne vois pas comment on pourra s'en sortir", regrette BĂ©nĂ©dicte Madelin, directrice de Profession banlieue, une des figures de la vie associative dĂ©partementale. Un constat confirmĂ© par l'Insee entre 1999 et 2006, la Seine-Saint-Denis a absorbĂ© autant d'Ă©trangers que tous les autres dĂ©partements d'Ile-de-France rĂ©unis, en dehors de Paris. Les bureaux de cadres blancs, la face cachĂ©e du "9-3" La devanture est discrĂšte. Mais l'intĂ©rieur est chic et raffinĂ© et on y croise des Japonais et des AmĂ©ricains, venus pour leur business. Comme Ă  Singapour, New York, PĂ©kin ou... Neuilly-sur-Seine, la chaĂźne de luxe Marriott vient d'ouvrir un de ses hĂŽtels dans un immeuble moderne de 150 chambres Ă  Saint-Denis au coeur du quartier Pleyel, non loin de la future citĂ© du cinĂ©ma de Luc Besson. A 159 euros minimum la nuit, la chaĂźne vise la clientĂšle des hommes d'affaires qui frĂ©quentent les quartiers autour du Stade de France, un des territoires les plus dynamiques de la rĂ©gion parisienne. Depuis dix ans, le nombre de mĂštres carrĂ©s de bureaux a littĂ©ralement explosĂ© dans cette zone grĂące aux transferts d'entreprises attirĂ©es par le faible coĂ»t de l'immobilier et l'importance des rĂ©seaux de transport. "On sort de dĂ©cennies de marasme liĂ© Ă  la dĂ©sindustrialisation", relĂšve StĂ©phane Peu, vice-prĂ©sident de la communautĂ© d'agglomĂ©ration de Plaine-Commune, qui regroupe sept villes autour de Saint-Denis. Des sociĂ©tĂ©s comme Generali, EDF, la SociĂ©tĂ© gĂ©nĂ©rale, La Banque postale, par exemple, ont transfĂ©rĂ© une partie de leurs services ces derniĂšres annĂ©es. Soit 27 000 emplois privĂ©s de plus en dix ans sur le seul secteur de Saint-Denis. D'autres prĂ©voient d'arriver Ă  plus ou moins long terme, comme Orange 2 000 emplois dĂ©but 2010 et peut-ĂȘtre la chaĂźne Radisson pour un immense complexe hĂŽtelier autour d'un nouveau palais des congrĂšs. C'est la face cachĂ©e de la Seine-Saint-Denis, en quelque sorte. Mais aussi un nouvel enjeu pour les Ă©lus comment faire cohabiter ces territoires en pleine expansion avec les zones dĂ©favorisĂ©es, parfois situĂ©es Ă  quelques centaines de mĂštres Ă  peine ? Et comment faire bĂ©nĂ©ficier les habitants du dĂ©veloppement de cette "DĂ©fense bis" ? "Les entreprises sont venues en Seine-Saint-Denis avec leurs salariĂ©s. Aujourd'hui, le challenge c'est qu'elles se tournent vers les viviers locaux de diplĂŽmĂ©s, notamment nos 65 000 Ă©tudiants", souligne Francis Dubrac, prĂ©sident de l'agence de dĂ©veloppement du dĂ©partement. Un dĂ©fi considĂ©rable tant ces nouveaux quartiers d'affaires ressemblent aujourd'hui Ă  des enclaves. Le matin, entre 8 et 10 heures, les RER amĂšnent de Paris des wagons entiers de cadres blancs, qui repartent le soir par la mĂȘme voie ; ils croisent les employĂ©s de nettoyage ou de sĂ©curitĂ©, souvent noirs ou maghrĂ©bins, qui arrivent la nuit et repartent le matin aux aurores quand les bureaux se remplissent. Un indice de la puissance des sĂ©grĂ©gations ethnique et sociale. Un signe aussi de l'extraordinaire retard de la Seine-Saint-Denis, dĂ©partement le plus jeune de France, en matiĂšre de formation. A peine 10 % de la population de plus de 15 ans dispose d'un diplĂŽme supĂ©rieur. Contre 38 % Ă  Paris. "C'est un point sur lequel rien, ou presque, n'a bougĂ© depuis quinze ans", regrette BĂ©nĂ©dicte Madelin. La consĂ©quence est logique les entreprises qui voudraient embaucher des diplĂŽmĂ©s sur place sont parfois contraintes de se tourner vers d'autres dĂ©partements. Un dĂ©partement sous perfusion publique Un immense chantier. Une nationale dĂ©viĂ©e, des tours rasĂ©es, d'autres reconstruites. Des espaces publics transformĂ©s. A Aulnay-sous-Bois, comme dans 21 autres villes de la Seine-Saint-Denis, les grues occupent le ciel et les ouvriers s'affairent dans un ballet de camions. Ça dĂ©molit, ça creuse, ça bĂ©tonne, ça reconstruit depuis des mois, et encore pour des annĂ©es. Les Ă©normes chantiers de la rĂ©novation urbaine vont mobiliser un peu plus de 4 milliards d'euros sur le dĂ©partement d'ici Ă  2012. Si les objectifs sont tenus, prĂšs de 10 000 logements doivent ĂȘtre dĂ©truits, 12 000 reconstruits, 27 000 rĂ©habilitĂ©s, 33 000 "rĂ©sidentialisĂ©s", comme si une guerre silencieuse Ă©tait passĂ©e par lĂ . Dans les villes symboles de Clichy-sous-Bois et Montfermeil, oĂč les investissements publics atteignent prĂšs de 500 millions d'euros, les transformations positives sont en cours. "Ça dĂ©passe nos espĂ©rances. Tout le monde voit que les grues ont envahi les quartiers et peut sentir que c'est en train de bouger", se rĂ©jouit le maire PS de Clichy, Claude Dilain. Mais Ă  peine une crise est-elle en voie de rĂ©sorption qu'une autre risque de surgir les copropriĂ©tĂ©s dĂ©gradĂ©es du bas Clichy, qui n'ont bĂ©nĂ©ficiĂ© d'aucune aide publique "C'est lĂ  qu'arrivent tous ceux qui n'ont pas droit au logement social. Les plus pauvres, ceux qui sont sans papiers. Ils se retrouvent dans des conditions de vie intolĂ©rables et voient, en plus, qu'ailleurs c'est en train de changer." De fait, la rĂ©novation urbaine est loin de tout rĂ©gler. D'abord parce que plus de 80 % des appartements dĂ©molis sont reconstruits sur place, dans les mĂȘmes quartiers, sans que la sociologie de la population Ă©volue. "On repeint les ghettos", selon l'expression de Yazid Sabeg, le commissaire Ă  la diversitĂ©. Ensuite, parce que les financements n'Ă©tant pas rĂ©actualisĂ©s, beaucoup de maires doutent de la rĂ©alisation effective de tous les travaux programmĂ©s. Enfin parce que la rĂ©novation urbaine a aussi contribuĂ© Ă  aspirer une bonne part des crĂ©dits publics. Les associations, en particulier, continuent de manquer de moyens et doivent se battre, au quotidien, pour dĂ©crocher des subventions. Les communes les plus pauvres ne parviennent Ă  boucler leurs budgets qu'en rĂ©duisant au maximum leurs dĂ©penses. Le conseil gĂ©nĂ©ral, lui-mĂȘme Ă  court de crĂ©dits, ne s'en sort plus. La prĂ©paration du budget 2010 se rĂ©vĂšle kafkaĂŻenne avec les chutes de recettes dues Ă  la crise de l'immobilier et les transferts de charges de l'Etat vers les collectivitĂ©s, le conseil gĂ©nĂ©ral estime qu'il lui manque 100 millions d'euros sur un budget de 1,5 milliard. Un laboratoire du futur qui manque de moyens pour le prĂ©sent Ils sont plus d'une centaine d'enseignants Ă  manifester devant le siĂšge de l'inspection acadĂ©mique de Bobigny, ce jeudi 22 octobre. Des professeurs des Ă©coles qui protestent contre l'insuffisance des moyens dans l'Ă©ducation nationale. A commencer par le manque de remplaçants. "Aujourd'hui, il y a beaucoup de classes sans maĂźtre parce qu'il n'y a pas assez de remplaçants", insiste François Cochain, secrĂ©taire dĂ©partemental du SNUipp, principal syndicat du premier degrĂ©. Comme beaucoup de fonctionnaires, les enseignants s'alarment du dĂ©calage entre la frĂ©nĂ©sie des "annonces" ministĂ©rielles dans le dĂ©partement et les moyens rĂ©els des services publics. Depuis 2005, il est vrai, tous les plans communication des ministres passent par le "9-3", dĂ©partement Ă  la mauvaise presse mais photogĂ©nique pour les hommes politiques. En 2008, la Seine-Saint-Denis a enregistrĂ© 174 dĂ©placements ministĂ©riels, soit un tous les deux jours en moyenne. Un rythme invraisemblable qui se maintient en 2009 rien que pour le mois de septembre, la prĂ©fecture a comptabilisĂ© 25 visites. Tous les prĂ©textes sont bons la pose de la premiĂšre pierre des Archives nationales François Fillon, l'inauguration de logements Ă©tudiants ValĂ©rie PĂ©cresse, la lutte contre les trafics de stupĂ©fiants Brice Hortefeux, le plan jeunes Martin Hirsch, une visite de collĂšge privĂ© Luc Chatel... PrĂ©sentĂ©e comme un "laboratoire" du futur, la Seine-Saint-Denis manque paradoxalement de moyens pour le prĂ©sent. AnnĂ©e aprĂšs annĂ©e, les Ă©lus locaux se mobilisent pour s'opposer aux fermetures de classes, obtenir des moyens policiers, dĂ©noncer la faiblesse de la pĂ©dopsychiatrie, dĂ©fendre les postes d'adultes-relais, sauver les crĂ©dits des associations... "De tous les cĂŽtĂ©s, discrĂštement, presque clandestinement, l'Etat pompe de l'argent. Il y a beaucoup de communication et d'agitation mĂ©diatique. Mais, dans la rĂ©alitĂ©, les moyens sont retirĂ©s en permanence", explique le maire PS d'Aulnay-sous-Bois, GĂ©rard SĂ©gura, contraint de se battre lors de chaque rentrĂ©e pour tenter d'Ă©viter des suppressions de classes. "On est dans la schizophrĂ©nie la plus complĂšte. Les ministres viennent tous pour vanter leurs plans. Mais il n'y a plus de moyens de droit commun, notamment sur l'Ă©ducation on avait obtenu 3 000 postes avec le plan d'urgence pour la Seine-Saint-Denis en 1998. Mais, depuis, on les a reperdus", ajoute Claude Bartolone, prĂ©sident PS du conseil gĂ©nĂ©ral, en donnant l'exemple de la scolarisation des enfants de 2 ans dans les ZEP, qui ne concerne plus que 5 % des Ă©lĂšves contre 22 % en 1999. SĂ©curitĂ© la violence, un combat jamais terminĂ© Dans la nuit tombante, les hommes de la police scientifique fouillent la ruelle et le petit square. On voit leurs lampes qui balaient le sol Ă  la recherche d'indices. Deux jeunes de Saint-Ouen viennent de mourir, ce samedi 26 septembre, tuĂ©s par balles, probablement Ă  cause d'un trafic de stupĂ©fiants. Le corps d'une des victimes est toujours allongĂ© au sol, entre deux voitures. Un policier relĂšve les plaques d'immatriculation des vĂ©hicules situĂ©s Ă  proximitĂ©. Un habitant l'interpelle "C'est pas trop pĂ©nible de ramasser les morts ?" Le policier "Ça s'Ă©tait calmĂ©. Mais, en ce moment, il y en a un tous les trois jours." Fin du dialogue. L'accumulation de faits divers graves, ces derniĂšres semaines, a relancĂ© les interrogations sur la dĂ©linquance en Seine-Saint-Denis. Les Ă©lus de droite comme de gauche ont rĂ©agi en exigeant des moyens supplĂ©mentaires. La prĂ©fecture de police a rĂ©torquĂ© que les effectifs n'ont jamais Ă©tĂ© aussi importants 4 913 fonctionnaires en 2009, contre 4 340 en 2003 et que la mise en place du Grand Paris de la sĂ©curitĂ©, depuis septembre, va permettre la reconquĂȘte des territoires. De fait, les chiffres ne sont pas bons. Les vols avec violences et les agressions physiques, qui ont le plus gros impact sur les habitants, restent en effet nettement plus Ă©levĂ©s que dans le reste de l'Ile-de-France. Deux fois plus frĂ©quents, par exemple que dans les Hauts-de-Seine. "La situation n'est pas satisfaisante. Les habitants souffrent dans certains quartiers de la prĂ©sence d'individus qui se sont octroyĂ©s tous les droits", reconnaĂźt Alain GardĂšre, directeur de la sĂ©curitĂ© de proximitĂ© Ă  la prĂ©fecture de police. Sur le front des violences urbaines, la tension n'est jamais retombĂ©e depuis 2005, pourtant considĂ©rĂ©e comme une annĂ©e exceptionnelle. Le nombre de dĂ©gradations et de destructions de voitures, notamment par incendie, n'a pas diminuĂ©. Idem pour les violences sur personnes dĂ©positaires de l'autoritĂ© publique, notamment les policiers 1 472 agressions recensĂ©es en 2008 contre 1 137 en 2005. "La situation est maĂźtrisĂ©e mais c'est toujours assez tendu. On sait qu'il faut toujours ĂȘtre vigilant et que ça peut s'envenimer pour trois fois rien", souligne Philippe Prunier, directeur territorial de la sĂ©curitĂ© de proximitĂ©, en faisant Ă©tat d'une augmentation significative du nombre de policiers blessĂ©s en intervention. La situation est aussi dĂ©licate pour la lutte contre la criminalitĂ©. Notamment les rĂ©seaux de drogue, que l'Etat promet de faire tomber depuis des annĂ©es, mais qui sont toujours aussi prĂ©sents. Il suffit d'ouvrir les yeux. A Saint-Ouen, dans les ruelles Ă  proximitĂ© de la mairie. A Drancy, dans la citĂ© du Nord, Ă  cĂŽtĂ© de la gare RER du Bourget. A Sevran, aux Beaudottes, pas trĂšs loin du supermarchĂ©. A Stains, au Clos-Saint-Lazare. A Saint-Denis, prĂšs de la gare RER - mais depuis la visite sur place du ministre de l'intĂ©rieur, Brice Hortefeux, fin septembre, les trafics de crack se sont dĂ©placĂ©s sur les villes voisines. "On va travailler sur les trafiquants et sur leur patrimoine", prĂ©vient Christian Flaesch, directeur de la police judiciaire parisienne, en annonçant la mise en place d'un "plan stups". Une promesse dĂ©jĂ  entendue Ă  de nombreuses reprises par les Ă©lus locaux "Le problĂšme, c'est que chaque fois que la police fait tomber un rĂ©seau, l'appĂąt du gain et la misĂšre sociale sont tels que d'autres prennent immĂ©diatement la place", remarque Claude Bartolone. Dans le "9-3", les combats ne s'arrĂȘtent jamais. La crise, ultime paradoxe Les hypermarchĂ©s pour pauvres ne dĂ©semplissent pas. A Villemomble, le week-end, devant un des principaux hard-discounters de la Seine-Saint-Denis, les voitures se garent par centaines, sur le parking et dans les rues aux alentours. Dans les allĂ©es, c'est une Ă©tonnante cohue pour rĂ©ussir Ă  circuler entre des rayons encombrĂ©s. AprĂšs des heures de file d'attente, les clients repartent le coffre plein de nourriture Ă  bas coĂ»t. Souvent des produits proches de la date de pĂ©remption mais Ă  des prix imbattables. La Seine-Saint-Denis reste en effet un dĂ©partement pauvre, trĂšs pauvre 50 000 allocataires du RSA, 12 % de la population qui bĂ©nĂ©ficie de la couverture mĂ©dicale universelle CMU, un revenu moyen de 18 800 euros par famille. "Les pauvres sont concentrĂ©s en Seine-Saint-Denis. Au fond, ça a l'air d'arranger tout le monde - sauf quand ça explose. Mais ceux qui pensent qu'il suffit d'Ă©riger une ligne Maginot entre les villes riches et les villes pauvres se trompent complĂštement. Comme en 1940 !", prĂ©vient Claude Dilain. De façon paradoxale, pourtant, le "9-3" Ă©chappe pour l'instant, en partie, Ă  la crise Ă©conomique actuelle. Le taux de chĂŽmage n'a pas explosĂ© depuis le dĂ©but de l'annĂ©e 2009. Car la vieille image d'un dĂ©partement industriel est fausse. Il reste certes des bastions ouvriers - comme l'usine PSA Ă  Aulnay-sous-Bois -, mais l'industrie et le bĂątiment ne reprĂ©sentent plus que 100 000 emplois contre 500 000 pour les services et le commerce. Le dĂ©partement est dĂ©sormais tirĂ© par le secteur tertiaire et les PME, y compris dans des filiĂšres porteuses comme l'assurance, la santĂ© et l'audiovisuel. Comme un clin d'oeil, BNP Paribas, qui vient d'installer une de ses filiales 3 200 salariĂ©s Ă  Pantin, communique dĂ©sormais Ă  grand renfort de publicitĂ©s sur le fait d'ĂȘtre le premier employeur privĂ© du dĂ©partement. "Il y a dix ans, je m'engueulais avec les patrons des grands groupes. Aujourd'hui, c'est eux qui viennent nous dĂ©marcher ou qui participent aux colloques sur les discriminations", se fĂ©licite Claude Bartolone, convaincu que les entreprises ont pris le virage de la diversitĂ© et que cela peut aider son dĂ©partement Ă  passer le cap de la crise. Luc Bronner Vous pouvez lire Le Monde sur un seul appareil Ă  la fois Ce message s’affichera sur l’autre appareil. DĂ©couvrir les offres multicomptes Parce qu’une autre personne ou vous est en train de lire Le Monde avec ce compte sur un autre appareil. 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