Pourenviron 1 litre de jus, comptez : 500g de raisin rouge; 500g de raisin blanc; Comment choisir ses raisins. Tout comme la fraise, le raisin est riche en antioxydants et prévient la formation de caillots sanguins dans les veines et les artères. Les différentes variétés de raisins ont sensiblement les mêmes qualités nutritionnelles Pourfaire du vin à l’ancienne sans matériel spécifique, il vous faut : Ingrédients : 2 kg de raisin, 30 g de levure de vinification, de l’eau tiédie. Préparation : égrappez et lavez le 7VCon1G. Juste un peu de patience vin + air = vinaigre… Secouez votre vin pour l’aérer et placez-le dans votre vinaigrier. C’est tout ! Les bactéries responsables de l’acidification du vin sont présentes dans l’air et la transformation de l’alcool en acide acétique se fait tout naturellement.. Où trouver de la mère de vinaigre ? LTH – Mère de Vinaigre de Vin Rouge Bio Cuisine et Maison. Comment on fabrique le vinaigre ? Comment faire Choisissez un vin jeune plus le vin est jeune, plus le processus est rapide. Videz le vin dans un récipient. Laissez le mélange de vins à l’air libre et attendez 3 à 4 semaines que la mère » se forme. Placez votre mère » dans le vinaigrier avec une louche ou une grande cuillère. Comment savoir si une mère de vinaigre est morte ? La masse rougeâtre et gélatineuse qui coule dans le fond du vinaigre meurt par manque d’oxygène, c’est une agglomération de bactéries mortes. La conserver est inutile. La mère de vinaigre est comestible. Comment faire du vinaigre sans mère ? Préparer le vinaigre sans mère A partir de bon vin et de vinaigre pur de qualité mélanger en proportions égales. A chaud Faire d’abord bouillir 1,5 l de bon vin rouge ou blanc. Laisser ensuite reposer 24 h, avant de lui ajouter 1 autre litre de vin, puis à nouveau 1 l quinze jours plus tard. Comment entretenir la mère du vinaigre ? Conserver la mère dans un pot de confiture couvert d’une gaze et d’un couvercle juste posé elle doit pouvoir respirer, avec un peu de vin à hauteur. La garder au frais et à l’abri de la lumière, elle ne grossira pas trop et restera vivante. Comment utiliser une mère de vinaigre ? Pour utiliser une mère de vinaigre, on la mélange à un liquide alcoolisé que l’on veut transformer en vinaigre. Il est possible de transformer toutes sortes de boissons faiblement alcoolisées en vinaigre. Traditionnellement, on fait du vinaigre de vin, de bière, de cidre, vin de fruits, etc. Comment faire du vinaigre à partir d’une mère ? Pour fabriquer son vinaigre, on peut choisir de former sa propre mère de vinaigre, ou bien partir d’un morceau de mère pré-existante. Dans ce dernier cas, il suffira tout simplement d’adjoindre un bon vin à cette souche vinaigrée et de patienter 4 à 6 semaines avant de pouvoir déguster votre première cuvée de vinaigre. Comment faire du vinaigre avec de la bière ? L’alcool de la bière est transformée en acide acétique, on obtient ainsi un vinaigre très doux il n’y a pas beaucoup d’alcool dans la bière donc pas beaucoup d’acide dans le vinaigre. Le vinaigre après dégustation est filtré puis mis en bouteille. Quel est le meilleur vinaigre pour la santé ? Dans le vinaigre de cidre, la présence de pectine fibre qui ralentit l’absorption des lipides pourrait aussi avoir un effet contre le mauvais cholestérol et ses minéraux contribuer à lutter contre l’hypertension artérielle. Comment faire du vinaigre de cidre sans mère ? Préparation du vinaigre de cidre Verser 1/3 de vinaigre pour 2/3 de cidre dans votre vinaigrier ou votre bocal en verre. Reposer le couvercle sur votre vinaigrier ou une gaz stérile fermée d’un élastique si vous utilisez un bocal. Si vous utilisez un contenant transparent mettez-le à l’abri de la lumière. Quel est le vinaigre le moins agressif pour l’estomac ? Le vinaigre de cidre de pomme est constitué d’acide acétique. Par rapport à l’acide chlorhydrique produit par l’estomac, l’acide acétique est plus doux. Dès lors, il pourrait contribuer à équilibrer la production d’acide dans l’estomac et à atténuer son niveau d’acidité. Quel vinaigre boire ? Consommer du vinaigre de cidre aide à stimuler la digestion et à renouveler la flore intestinale. Cela peut notamment soulager certains troubles digestifs, en particulier les flatulences et la constipation. Est-ce qu’il y a de l’alcool dans le vinaigre d’alcool ? En fait, à l’exception de quelques vinaigres qui contiennent de très faibles proportions d’alcool c’est par exemple le cas du vinaigre de Xérès, qui peut contenir jusqu’à’à 3 % d’alcool, le vinaigre ne contient PAS d’alcool ! Comment faire du vinaigre avec une bouteille de cidre ? Faire du vinaigre de cidre avec une mère préexistante Verser du cidre dans un vinaigrier par ex. un demi litre. Rajouter 1/3 de bon vinaigre de cidre bio de préférence et déposez délicatement, si possible à sa surface, un fragment de mère récupérée dans une bouteille achetée. Comment transformer le cidre en vinaigre ? Origine et fabrication Le vinaigre de cidre est le produit de la fermentation acétique du cidre, lui-même étant le produit de la fermentation alcoolique du moût de pomme, jus sortant du pressoir. Pour que le cidre se transforme en vinaigre, ce sont les bactéries acétiques qui transforment l’alcool en acide acétique. Est-il dangereux de boire du vinaigre de cidre ? Bien que très sécuritaire, la consommation de vinaigre de cidre en grande quantité ou sur une trop grande période, est nocif pour l’émail des dents, et peut provoquer des brûlures au niveau de l’œsophage ou de la peau en application locale » indique la naturopathe. Comment faire du vinaigre aromatisé ? – Mettez 1 branche de menthe dans 1 litre de vinaigre. – Laissez macérer 3 semaines. – Filtrez le vinaigre avec un filtre à café par exemple en pressant bien les feuilles de menthe pour en extraire les substances. À déguster avec un taboulé ! Quels sont les dangers du vinaigre ? Le mélange de vinaigre blanc et de chlore entraîne des émanations de gaz toxique, le dichlore et le chloramine » explique Céline Touati. Ceux-ci, même en faible quantité, peuvent être nocif pour les yeux, la peau et l’appareil respiratoire. A forte dose, ces gaz peuvent être mortels. Comment parfumer vinaigre ? Pour parfumer naturellement son vinaigre blanc c’est simple Faire sécher des écorces d’agrumes orange, pamplemousse, citron, clémentine. Faire macérer ces écorces dans un pot hermétique, recouvertes de vinaigre blanc. Laisser infuser pendant 2/3 semaines selon l’intensité de l’odeur souhaitée. Quel vinaigre utiliser pour l’aromatiser ? Pour préparer vos vinaigres aromatisés, utilisez un vinaigre de qualité correcte un bon vinaigre de vin plus corsé ou un vinaigre de cidre un peu plus doux. Evitez impérativement le vinaigre blanc, beaucoup trop acide et dénué d’intérêt gustatif. Comment faire du vinaigre avec du citron ? Vinaigre au citron Préparer un bain marie. Préparer un bain marie à 50 °C. Préparer les citrons . 400 g de citron non traité Mettre sous vide. 200 g de vinaigre de riz. Cuire. Déposer le sac contenant le mélange de vinaigre et de zeste de citron au bain marie pour une cuisson de 3 h à 50 °C. Filtrer. Servir / conserver. Comment est fabriqué le vinaigre industriel ? Deux procédés permettent de fabriquer du vinaigre blanc industriellement. Il s’agit de la fermentation du jus de betteraves sucrières et l’utilisation du méthanol et du monoxyde de carbone à haute pression. Comment faire du vinaigre à partir d’une mère ? Comment faire du vinaigre avec une mère de vinaigre ? Mesurer le volume d’alcool en ml à fermenter. Multiplier ce volume par 20% pour connaître le volume en ml de mère à ajouter. Ajouter cette quantité de mère de vinaigre à l’alcool. Couvrir d’un tissu fixé à l’aide d’un élastique. Laisser fermenter plusieurs mois. Comment faire du vinaigre à partir de raisin ? Étapes de préparation Lavez puis épongez les feuilles de vigne et les grappes de raisin . Mettez les grains de raisin dans un bocal préalablement ébouillanté et séché sans trop les serrer. Saupoudrez de sucre et remplissez de vinaigre de vin blanc. N’oubliez pas de partager l’article ! PLAIDOYER POUR LE MAINTIEN DU VIN DANS LA SAINTE CENE » NB. mon adresse e-mail, qui était , a été changée en . Merci de votre attention. Chers collègues, La Conférence liturgique de Bavière a célébré le 60e anniversaire de sa naissance en 1952. A cette occasion elle a édité en 2011 un livre collectif Gottesdienst leben », sous la conduite de Christian Schmidt et Thomas Melzl. Ce livre contient une suite d’articles ordonnés selon le plan du culte luthérien. Un rappel est fait de divers textes ou prises de positions importants durant ces 60 ans. Parmi ceux-ci figure un Plaidoyer pour l’usage du vin dans la Sainte Cène. » J’ai pensé que ce texte et son argumentation pourraient être d’une grande utilité aux pasteurs français. Car il me semble, sauf erreur de ma part, qu’aucun texte ou décision d’ensemble et motivé n’a été publié en France sur cette question. Le titre exact du livre est Gottesdienst leben » sic caractères normal et italique, 60 Jahre Lutherische Liturgische Konferenz in Bayern LLKB – Vivre le culte », 60 ans de Conférence Liturgique Luthérienne en Bavière LLKB, Christian Schmidt/Thomas MelzlHrsg., Verlag mabase-verlag, Nürnberg 2011, Le livre contient un article de Georges Pfalzgraf, pasteur alsacien membre de cette Conférence, sur La salutation avant l’épître – Der Gruss kurz vor der Epistel. » Yves Kéler Pour des raisons de commodité pour le lecteur français, je donnerai d’abord la traduction du texte original, et placerai celui-ci en troisième position. J’ajoute, après la traduction française, un certain nombre de commentaires de ma plume aux divers points, en des notes signalées par les nombres entre parenthèses. Le plan de l’ensemble sera A. PLAIDOYER POUR LE MAINTIEN DU VIN DANS LA SAINTE CENE 1997Traduction française B. COMMENTAIRES EXPLICATIFS, Yves Kéler C. PLAIDOYER FÜR DIE BEIBEHALTUNG DES WEINES BEIM 1997 texte original* * *A. PLAIDOYER POUR LE MAINTIEN DU VIN DANS LA SAINTE CENE 1997Conférence Liturgique Luthérienne de Bavière 1997 Dans certaines paroisses il est devenu habituel d’employer à la Sainte Cène du jus de raisin au lieu de vin. En règle générale on justifie cela par le respect des malades alcooliques, qui ne doivent pas être exposés à un danger. La Conférence luthérienne des évêques a, dans sa déclaration sur la Sainte Cène de l’année 1979, réduit l’emploi de jus de raisin à certains cas isolés. Le Comité élargi de la Conférence Liturgique de Bavière partage cette position et plaide pour le maintien du vin dans la Sainte Cène. Les fondements sont les suivants 1. Christ a institué la Sainte Cène Dans la nuit où il fut livré » I Cor. 11/23, Jésus a institué la Sainte Cène. Selon sa promesse il donne part à son corps et à son sang, c’est-à-dire à sa mort sacrificielle sur la croix pour nous et à sa résurrection. C’est pourquoi notre désir est de rester le plus près possible de son institution de la Sainte Cène. 1 2. Le repas du Seigneur fut institué lors de la fête du repas de la Pâque Les trois premiers évangiles décrivent l’institution de la Cène pendant la fête du repas de la Pâque par Jésus dans le cercle de ses douze disciples. Voir note 1. 1 3. Dans le repas de la Pâque est donné du fruit de la vigne » Dans ce repas cultuel ne pouvait, selon les prescriptions juives, être employé que du vin complètement fermenté, lequel est solennellement appelé fruit de la vigne. » Voir note 4 1 4. Jésus maintient fermement le fruit de la vigne » Jésus ne s’est pas écarté de la prescription transmise par la tradition, comme l’emploi des mots du récit le montre. Fruit de la vigne » est la traduction littérale de l’hébreu Peri hagèfèn » 1, qui désigne le vin fort, pur, rendu buvable avec de l’eau. 2 5. Les éléments ont valeur de signe Le pain est constitué de nombreux grains, qui sont moulus en petits bouts séparés = farine. La farine est rassemblée par cuisson » sans autre ajout que de l’eau. Les grappes sont pressées et par la fermentation débarrassées de tout résidus impur voir aussi les représentations médiévales du Christ dans le pressoir. » Ainsi les éléments du pain et du vin sont les nourritures de base élémentaires. 1 6. Les éléments de la Sainte Cène échappent à notre bon vouloir Les éléments ne sont pas choisis arbitrairement. Et de ce fait fondamentalement – comme aussi les paroles d’institution – ils échappent à notre bon vouloir. 1 7. Le vin est employé en plein accord œcuménique Dans toutes les grandes confessions ecclésiales on est resté fermement au vin. Les exceptions concernent uniquement les sectes gnostiques hérétiques des premiers siècles. 1 8. L’emploi de vin est hygiéniquement sans problème Le vin devrait être donné dans des coupes en métal noble, avant tout parce que les métaux nobles agissent comme désinfectant. Le jus de raisin sucré, auquel sont souvent ajoutés des conservateurs, colle et devient vite un porteur de gènes. D’ailleurs le jus de raisin contient aussi de l’alcool, s’il est fait à partir de concentré, lequel est conservé grâce à de l’alcool pur. Pour les diabétiques, le jus de fruits fait problème. 1 9. Dans chacun des deux éléments Christ est entièrement présent dans la Cène Selon cette ancienne doctrine, en vigueur aussi dans l’Eglise luthérienne, de la concomitance », celui à qui il est défendu de boire du vin reçoit dans le pain le Christ entier. 1 10. Et qu’en est-il des personnes qui pour diverses raisons ne veulent pas recevoirle vin ? Elles peuvent par un geste simple, comme par exemple de croiser les mains sur la poitrine ou d’incliner la tête lors de la célébration de la Cène, faire comprendre qu’elles ne désirent pas recevoir le vin. 1 B. COMMENTAIRES AUX DIVERS POINTS, Yves Kéler 1. Les paroles d’institution 1 les paroles employées dans la célébration de la Cène sont une harmonie des 4 textes disponibles, celui de St Paul, le plus ancien, et des 3 synoptiques. La base courante de tous est St Paul, à cause de son ancienneté, auquel est ajouté le parallélisme fait du pain avec le vin dans la formulation rompu pour vous en rémission de tous vos péchés. » Malgré quelques variantes ceci est mon sang, ceci est l’alliance en mon sang le texte normatif est biblique. Et doit le rester strictement, puisque ce sont des paroles du Christ et qu’il faut qu’elles soient comprises ainsi. Une forme modifiée se trouve dans la messe romaine actuelle, quand il est dit …le rompit et le donna à ses amis. » Les textes disent ses disciples. » Un des disciples assis à la table n’était plus son ami, Judas le traître. Le texte de l’Institution ne se place pas au niveau de l’amitié entre le Christ et les siens ou entre ceux-ci, mais au niveau de la relation Maître-disciple, au nom de laquelle Jésus préside la Pâque. Cette forme catholique est à éviter. Cette forme a son origine dans l’idée que la Cène est faite pour les vrais croyants et que les traîtres, hérétiques et autres insoumis à l’Eglise n’ont pas leur place à la table. Cela rejoint les représentations anciennes montrant Judas devant la table en face de Jésus, près de la porte de sortie et donc déjà exclu, alors que les 11 autres disciples sont de l’autre côté de la table, avec Jésus. Une autre idée est sous-jacente, celle que Judas n’aurait pas reçu la Cène, ce qui est faux d’après l’évangile de Jean. Cette thèse permet aujourd’hui d’exclure les faux croyants. Cette idée se rencontre aussi chez certains évangéliques. 4. Le fruit de la vigne 1 les Synoptiques reprennent la Haggada Le terme employé par Jésus est celui qui figure dans la Haggada, dans la prière d’action de grâces prononcée sur chacune des quatre coupes de vin prises au cours du repas Baruk atah, Adonaï Elohénu, boréh peri hagèfèn – Béni sois-tu, Seigneur notre Dieu, qui as créé le fruit de la vigne ». Ce terme de Peri hagèfèn » est un terminus technicus, dit quatre fois selon la même formulation. L’action de grâces pour le vin a son parallèle dans celle pour le pain il prit du pain, rendit grâces, le rompit, … » Dans Luc 22/18, est cité le premier de ces quatre emplois de la prière, pour la première coupe que Jésus distribue aux siens, avant l’institution de la Cène dans le pain et dans le vin qui suivent Et ayant pris une coupe et rendu grâces, il dit Prenez cette coupe, et distribuez-la entre vous ; car, je vous le dis, je ne boirai plus désormais du fruit de la vigne, jusqu’à ce que le royaume de Dieu soit venu. » Pour la coupe après le souper », qui est la quatrième, l’action de grâces n’est pas citée, ni l’annonce que Jésus ne boira plus de ce fruit de la vigne. » Dans Marc 14/22-25 et dans Matthieu 26/26-29, il n’est pas fait allusion à la première coupe. En revanche, l’annonce de Jésus qu’il ne boira plus du fruit de la vigne est associée à la coupe finale, ensuite », Marc v. 25. Chez Matthieu, comme chez Marc, il est dit Il prit ensuite une coupe, et après avoir rendu grâces … », l’action finissant avec l’annonce qu’il ne boira plus le fruit de la vigne. » St Paul, dans I Cor. 11/ 25-26, cite la prière d’action de grâces sur la dernière coupe, après avoir soupé », mais l’annonce de sa non-boisson future n’est pas donnée. Elle est remplacée par des paroles de l’apôtre qui forment un commentaire Toutes les fois que vous mangez ce pain et buvez de dette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne. » Il semble que ce commentaire fasse allusion à l’annonce du Christ qu’il ne célébrera plus la Cène avec les siens jusqu’à son retour. L’annonce par Jésus qu’il ne boira plus de ce fruit de la vigne » et de ce fait l’emploi de ce terme est propre aux trois naziréat et le produit de la vigne » Le livre des Nombres, ch. 6/1-21, décrit les prescriptions pour le naziréat, la consécration à l’Eternel », 6/2. Ces prescriptions, présentées en deux parties, concernent l’entrée dans le naziréat et la sortie. Pour l’entrée il est dit Nombres 6/4 Pendant tout le temps de son naziréat, il ne mangera rien de ce qui provient de la vigne. » Ce qui comprend une liste très précise de tous les produits susceptibles de contenir de l’alcool vin, boisson enivrante, vinaigre de vin ou de liqueur enivrante, liqueur enivrante, raisins frais, raisins secs, pépins et peau de raisin. A la sortie du naziréat, il est dit, v. 20 Ensuite, le naziréen pourra boire du vin. » Le terme de produit de la vigne » employé ici vise bien tout ce qui vient de la plante et qui produit de l’alcool. En effet, le raisin porte sur sa peau de la pruine, une enzyme qui fait fermenter le raisin ou le jus de fruit dans l’estomac et produit du vin, jusqu’à 2 degrés. L’alcool est le commun dénominateur de tous les produits de la vigne. » Le résumé lapidaire de toute cette liste de produits à la sortie du naziréat dans les mots le naziréen pourra boire du vin » le montre bien. 2 le vin mélangé d’eau Dans l’Antiquité méditerranéenne, le vin était rarement bu pur. Car il était soit trop épais ou trop fort en Espagne on produit toujours encore des vins à 15 degrés, et on y ajoutait de l’eau, soit il était aigre, et on y ajoutait du sucre ce qui rend souvent le vin très bon au goût. Les juifs au temps du Christ pour le repas cultuel de la Pâque ne pratiquaient que le délayage avec de l’eau, la prescription étant que le vin devait rester du vin naturellement fermenté. L’ajout de sucre se pratiquait pour les repas ordinaires pour des raisons gastronomiques. Les premiers chrétiens pratiquaient de même. Il est attesté que dans les églises, aux 2e – 5e siècles, existaient des cratères pour mélanger l’eau au vin. Cette pratique montrait bien que les officiants et les fidèles n’avaient aucune hésitation quant au fait que ce fruit de la vigne » était bien du vin. En résumé, il ne fait aucun doute que le fruit de la vigne » est du vin et non du jus de raisin. 5. la valeur symbolique des éléments de la Cène 1 Les deux éléments employés, le pain et le vin, proviennent de la destruction des grains de blé, d’une part, et des grappes de raisin, d’autre part, et de leur recomposition. La farine est recomposée en pain par l’ajout d’eau et par la cuisson, le raisin est purifié par la pourriture de la fermentation de ses éléments organiques pour ne conserver que l’eau, l’alcool et les arômes. Il s’agit d’une mort et d’une résurrection, rappelant les paroles du Christ Si le grain ne meurt, il reste seul. S’il meurt, il porte beaucoup de fruit. » Si on se contente de jus de raisin, ce processus de mort et de vie nouvelle, que relèvent déjà les commentateurs juifs de la Pâque, ne se fait pas. De plus, le pain et le vin de la Cène symbolisent tous les aliments de l’homme et des animaux le solide et le liquide. Pour nourrir leurs consommateurs, ces aliments doivent mourir par la digestion pour entrer dans leurs corps. Par ces deux signes que sont les éléments de la Cène, la communion se fait aussi avec l’ensemble de la création de Dieu, en communion avec la mort et la résurrection de tout ce que Dieu a fait. L’élément symbolique des espèces de la Cène est important, car on ne mange pas une nourriture ordinaire, mais une nourriture festive, qui nous lie à Dieu, le Créateur et le destructeur de toutes choses, mais aussi au Christ rédempteur par sa mort et sa résurrection, et au Sain-Esprit Sanctificateur par la mort du vieil homme en nous et la naissance de l’homme nouveau. 6. Les éléments de la Ste Cène échappent à notre bon vouloir 1 La Cène a été créée par le Christ dans le cadre de la Pâque juive, donc un cadre préétabli. Dans la Cène, on retrouve ce cadre, par exemple dans les prières de bénédiction du pain et de la coupe qui sont reprises dans la prière eucharistique =d’action de grâces. Ces prières commencent par la formule Baruk atah Adonaï Elohénu bôrèh … – Béni sois tu, Seigneur notre Dieu, qui as créé » le pain / le vin. En effet après le Sanctus qui conclut la préface, la prière eucharistique commence par ces mots Béni sois-tu, Dieu, notre Père, car tu as envoyé dans notre chair ton Fils Jésus-Christ… » Il y a diverses variantes du contenu de la prière, en particulier à cause des temps liturgiques, mais le début est le même. De même l’offertoire du pain et du vin avant la préface rappelle la prière d’action de grâce sur le pain, au début de la Pâque, et de la première coupe. De même les paroles d’institution sont préétablies, ainsi que les éléments, puisque provenant du Christ, et ne peuvent pas être changés. St Paul dit clairement Voici ce que j’ai reçu du Seigneur par les douze, c’est que dans la nuit où il fut livré, notre Seigneur Jésus-Christ… » Il faut donc conserver le cadre de la Pâque juive, dans son esprit et dans ses grandes lignes, avec ses actions de grâces, les lectures et les prières, les Psaumes » et les chants. Et aussi les paroles d’institution, et également les espèces employées, toutes choses que nous ne pouvons modifier, car elles ont été établies avant nous, par le Christ lui-même, et conservées par ses apôtres, comme les quatre récits de la Cène le montrent. D’autre part, des modifications dans les parties fondamentales de la célébration et dans les éléments employés ne relèvent pas des paroisses, c’est-à-dire du pasteur et du conseil presbytéral. Ceux-ci n’ont pas la compétence, théologique et surtout juridique, pour faire des changements unilatéraux qui séparent les paroisses et qui rompent la communion de l’Eglise. Les changements sont du ressort des directions de l’Eglise, quelle que soit leur forme, et non des pasteurs et des conseils. Les instances dirigeantes ont le devoir de l’unité de l’Eglise et des fidèles. Le laisser faire actuel me paraît contraire à ce rôle. 7. Le vin est employé en plein accord oecuménique 1 Certains gnostiques employaient de l’eau à la Cène, mais on ne sait pas pourquoi. Peut-être voulaient-ils revenir à un élément primitif, non travaillé comme le vin. D’autres groupes avaient remplacé de pain par du poisson, probablement pour rappeler le dernier repas du Christ avec ses disciples au bord du lac, selon Jean 21. Sinon le vin a été employé partout. Dans certaines régions reculées de l’Ethiopie, on importait des raisins secs, qu’on faisait macérer dans l’eau puis fermenter pour obtenir du vin. Dans certaines régions d’Afrique, éloignées de toute vigne, on a employé du vin de palme, de même qu’en Asie on a utilisé » du vin de riz. Mais toujours la présence d’alcool était jugée essentielle. Par ailleurs, on emploie le vin qu’on a dans le pays, pour que la communion soit dans le cadre des fidèles du lieu. D’où l’emploi de vins rouges ou blancs selon les pays, et de calices de verre pour qu’on voie la couleur du vin. Le vin doit être simplement fermenté naturellement, casher » comme disent les Juifs. Le vin cuit est en principe exclu. Que les catholiques dans certaines régions emploient du vin blanc, appelé vin de messe », vient d’un problème de lavage des linges qu’ils emploient pour nettoyer le calice après la communion le vin rouge fait des taches difficiles à faire sortir des tissus, ce que ne fait pas le vin blanc. 8. L’emploi de vin est hygiéniquement sans problème 1 Ici apparaît le problème de la coupe unique et des coupelles individuelles. Pour la coupe commune, aucune contamination n’a jamais pu être prouvée. Les Américains se sont livrés à des analyses bactériologiques en plein culte, faisant des prélèvements réguliers au cours de la communion, et suivant médicalement les communiants plus tard. Aucune contamination n’a été relevée. Plusieurs Eglises dans le monde ont adressé aux pasteurs et aux conseils presbytéraux des informations circonstanciées et des consignes précises. On peut les résumer ainsi il est essentiel de célébrer proprement tourner la coupe à chaque communiant, la nettoyer systématiquement, sinon à chaque communiant, du moins à chaque troisième. En Allemagne, dans certaines paroisses, on emploie plusieurs coupes, qui reviennent régulièrement à l’autel et sont là nettoyées avec un tampon alcoolisé. Cela suppose qu’on ne laisse pas la coupe filer », mais que l’officiant la donne personnellement à chaque communiant. Cela suppose aussi qu’on emploie des coupes en métal noble, or de préférence, argent ou étain. Il est connu que ces métaux transmettent le moins les germes. Le verre aussi a un faible coefficient infectieux et il est une matière facile à nettoyer. Enfin, l’alcool a un léger pouvoir désinfectant. Tous ces points militent pour des vaisselles métalliques de qualité, du vin, et une manière de faire communier correcte. Ces constatations et ces réflexions montrent qu’il faut bannir les coupelles individuelles, en particulier en plastique, qui manquent de solennité et sont souvent données très maladroitement, et récupérées encore plus maladroitement, sur des plateaux, dans des paniers, quand ce n’est pas de mes yeux vu avec un sac poubelle ! Il est à remarquer que cette crainte hygiéniste est ancienne au Moyen Age déjà certains craignaient les contaminations par les coupes, car on connaissait la contagion, même si on ne savait pas l’expliquer. Avec la découverte des microbes au 19e Siècle, ces craintes furent ravivées, et conduisirent aux coupelles individuelles, en verre ou en cristal au Temple-neuf de Strasbourg. Après la 2e Guerre mondiale, dans le mouvement de rénovation de la Cène communautaire, on a combattu cette pratique des gobelets individuels, jusqu’à la faire disparaître. Mais l’apparition du Sida a fait rebondir le problème les craintes de contamination sont revenues et avec elles les coupelles. Or le Sida ne se transmet pas buccalement. Ce qui montre que ces problèmes sont récurrents à chaque nouvelle génération et qu’il faut toujours à nouveau éclairer les gens pour les régler. Le goût de jus de raisin est désagréable pour certains, à cause de son effet doucereux. En effet, le vin mélange rudesse et douceur, l’âpreté rappelant la souffrance et la mort du Christ, la douceur rappelant la résurrection et la fameuse parole prononcée encore par les orthodoxes Goûtez combien Dieu est bon », du Ps. 34/9. La rudesse du vin est à mon avis un aspect important, à cause de la valeur symbolique signalée à l’instant, ce qui n’empêche pas d’apprécier en même temps le velouté et le fruit du vin. Les deux choses vont de paier avec le vin, mais pas avec le jus. 9. 1 La doctrine de la concomitance l’Eglise luthérienne La concomitance est l’idée que deux choses différentes mais liées évoluent simultanément et en parallèle et s’influencent réciproquement. Pour la Cène, cela signifie que le pain contient le Christ autant que le vin le fait. Si je ne donne pas le vin, le fidèle reçoit néanmoins le Christ par le pain. La question est le pain et le vin contiennent-ils chacun tout le Christ, ce qui entraîne que le Christ est doublement là et doublement donné ? Ou bien faut-il que le pain et le vin soient donnés ensemble pour que le Christ soit entier, étant entendu que chacun des éléments ne contient qu’une moitié du Christ, le corps d’une part, signifiant sa présence, le sang d’autre part signifiant son sacrifice propitiatoire ? Les paroles d’institution vont dans ce sens, et c’est dans cet esprit que les Réformateurs ont agi, se référant à la fois aux textes bibliques et à la tradition patristique. Mais dans le cas d’un malade alcoolique qui ne peut recevoir le vin, la consommation du pain seul lui donne la communion au corps du Christ, et par là au Christ entier, qui ne peut être coupé en deux. C’est cette position que notre article allemand attribue à l’Eglise luthérienne l’Eglise catholique romaine La concomitance conduit à une autre idée si les éléments sont concomitants, le contenu du pain et celui du vin sont les mêmes, savoir le Christ, et on peut dire que le pain contient le vin de la même manière que le vin contient le pain. Cette doctrine est celle de la transmutation des idiomes selon la théorie aristotélicienne du Moyen Age, on peut séparer l’essence de sa forme et faire passer l’essence du vin dans la forme du pain. De même, le rite qui consiste à dissoudre un coin de l’hostie dans le vin veut montrer que celui contient aussi le pain. Dans la Cène, on sépare les formes du pain et du vin de leur contenu, lesquels deviennent interchangeables Le Christ entier est dans le pain donné aux fidèles, d’une part, et dans le vin, bu substitutivement par le prêtre. Cette doctrine a été fortement développée par l’Eglise romaine vers le 12e Siècle, quand elle a commencé à interdire le calice aux fidèles et à en réserver la consommation aux seuls prêtres, et aussi à persécuter ceux qui voulaient maintenir les deux espèces, comme Jan Hus et ses disciples. D’une part, cette idée n’est pas biblique le Christ entier est dans le pain et dans le vin ensemble. Comme dit plus haut, les paroles d’institution de la Cène ne laissent aucun doute là-dessus. D’autre part l’Eglise romaine a argué du fait que le prêtre représente collectivement toute l’assemblée, et que, quand lui boit le vin, la communauté le boit avec lui. Cette théorie est tirée par les cheveux », comme on dit. Les Réformateurs l’ont récusée. Cela exclut donc que cette doctrine soit défendue avec sérieux par les protestants. La communion par les autres moyens En revanche, la communion dans la Cène ne se fait pas par les seules espèces, sinon on n’aurait qu’une communion matérielle. La communion au Christ est aussi spirituelle nous communions au Christ en esprit, par la foi, par la connaissance, par l’amour, qui sont à la fois dans le Christ et dans les membres de l’Eglise et dans son corps. Ces différentes forme de la communion, en grec koinônia », sont signalées dans le Le emploie le mot koinônia » 15 fois pour désigner la communion deux fois pour les paroles de Paul le pain …le vin…est la communion au corps…au sang. » Les 13 autres emplois le sont sans référence à la Cène communion avec le Père et le Fils I Jn 1/3communion au Christ I Cor 1/9à ses souffrances Phil 3/10communion au Saint-Esprit II Cor 13/13 et Phil 2/1communion fraternelle Actes 2/42la main de communion = d’association entre les apôtres Gal 2/9la communion pour l’évangile,c’est-à-dire pour sa proclamation par les chrétiens solidaires Phil 1/5la communion de la foi Philémon 6la communion du service pour les saints II Cor 8/4la collecte d’argent pour les pauvres de Jérusalem, appelée communion Rom 15/26On voit que la communion se fait à la fois de façon large et proche, avec les personnes divines et avec les frères et sœurs, dans l’optique d’un service envers Dieu et les frères. Les fidèles, lors de la Cène, sont pris dans cet ensemble de communions. » Celui qui ne peut boire le vin reste entièrement dans toutes ces communions. 10. Le respect des alcooliques 1 Le souci des alcooliques est très ancien, puisque dès l’Antiquité les évêques donnent des instructions dans ce sens. La plus courante est de ne pas leur donner la coupe, mais seulement le pain dans les premiers siècle, et jusqu’au 10e Siècle, c’était du pain levé. Voir plus bas le pain de la Cène. Cette pratique a évidemment disparu au 12e Siècle, quand il est devenu coutumier d’abord, obligatoire ensuite de ne pas donner la coupe aux fidèles. La Réforme a réintroduit le vin et la coupe, mais je n’ai pas réussi à savoir quelle attitude était tenue envers les alcooliques. Les instances nationales de la Croix-Bleue ont pris position dans les années 1980, déclarant que l’alcoolique est un malade, qu’il faut considérer comme tel, et à qui il ne faut pas donner de vin. Lui-même doit signaler au pasteur ou au distributeur qu’il ne veut pas le vin, si le pasteur et ses aides ne le connaissent pas. Si le malade est connu, on passe devant lui. Dans les paroisses ou les fidèles saluent le Christ reçu dans le vin de la coupe, l’alcoolique peut très bien faire ce geste, montrant qu’il est en communion avec le Christ et l’assemblée fraternelle, tout en s’abstenant du vin. En tout cas, ont dit les mêmes, il ne faut pas changer le rituel de la Cène à cause de l’alcoolique. C’est à lui de s’adapter à la Cène normale et normative » de l’Eglise et de la paroisse où il est, et non l’inverse. Or c’est justement cette modification de la Cène créant des pratiques non-normatives qui se produit dans beaucoup de paroisses. Si la Sainte Cène est à la fois une commémoration de la Cène du Seigneur et une communion à son corps et à son sang, qui ne sont pas interchangeables, il est clair qu’il faut maintenir une pratique correcte » de la Cène. Luther insistait sur ce sacramenta recte porrigentur – les sacrements sont administrés correctement », par quoi il sous-entendait avec les deux éléments, le pain, en l’occurrence des hosties, et le vin. Calvin de même n’a rien changé aux espèces de la Cène. Autant il a éliminé la liturgie de la messe, autant in est resté fidèle aux espèces reçues par la tradition, le pain sous forme d’hostie et le vin véritable Calvin a célébré la Cène à Genève avec des hosties, et cela est resté jusqu’en 1617, où sous la pression des français, qui formaient alors une Eglise puissante, le pain levé fut adopté à Genève, à contre-cœur disent les textes. Le respect des gens allergiques au gluten est un problème identique. Ces gens ne peuvent pas prendre l’hostie ou le pain levé ils sont obligés de s’abstenir. On pratiquera de même en ne donnant pas de pain à ces personnes. LE PAIN DE LA CENE pain azyme ou pain levé ? Un autre débat dans les Eglises, surtout avec les fusions d’Eglises réformées et luthériennes en France, est de savoir quelle forme de pain il faut choisir azyme ou levé ? Jésus a institué la Cène avec des pains azymes, selon la tradition juive de la Pâque, qui est parfaitement connue par les textes de la Haggada de l’époque. Mais ces pains ne servaient que le temps de la Pâque. Après la fête, les juifs revenaient au pain normal levé. Pour les premiers chrétiens, la célébration de la Cène devenant hebdomadaire, on ne pouvait pas faire sans cesse du pain azyme. On ne sait pas comment les choses se passaient au début, faute de documents. Mais quand à la fin du 1er Siècle et ensuite les documents apparaissent, on constate que le pain levé est général, également dans le temps de Pâques, les chrétiens s’étant séparés depuis longtemps des Juifs. Mais on n’employait pas n’importe quel pain ordinaire. On prenait le meilleur pain, blanc, appelé corona – couronne » en latin, car il avait un trou central qui permettait chez les Romains de porter ces pains sur un bâton. Ce pain devenait de fait un pain sacramentel. Au 11e Siècle, à l’époque du pape Alexandre, une tendance ascétique et puriste se fit jour, et on a recherché le pain le plus blanc et le plus pur possible. L’idée vint de reprendre les azymes, faits avec de la farine pure de la meilleure qualité, sans autre adjuvant que de l’eau, et qui donnait un produit immaculé l’hostie. C’était le retour vers les pains azymes dont avait usé Jésus. On voulait ainsi reproduire au plus près le rituel de la Pâque et de l’institution de la Cène. Les orthodoxes n’allèrent pas dans cette direction et conservèrent le pain sacramentel levé qu’ils ont encore aujourd’hui. Mais le Concile de Florence au 15e Siècle, tenu entre orthodoxes et catholiques, fixa que les deux sortes de pain peuvent être le corps du Christ, et que même en Occident, le pain levé pouvait être employé, et vice versa pour les hosties. Ce qui ne se fit pas, ni à l’Est, ni à l’Ouest. A la Réforme, les luthériens conservèrent l’hostie, ne voyant aucune raison de changer, puisqu’il s’agit de pain et que Jésus l’a employé. Calvin, Zwingli, Bucer et les autres réformateurs étaient du même avis. Le changement vint de France, dans des conditions encore mal éclaircies, faute de documents suffisants. Un mouvement anti-hostie est né en France, peut-être plus depuis le peuple que depuis les clercs, et probablement par une horreur de cette rondelle de pain qu’on avait divinisée, qu’on transportait dans les rues, en l’appelant même le Bon Dieu » de là l’expression donner le bon Dieu sans confession », c’est-à-dire l’hostie sans confession préalable des péchés et absolution par le prêtre. Calvin, voulant calmer les esprits, en France surtout, et conformément à la décision du concile de Florence, déclara que pain levé ou non levé, point ne chaut » c’est-à-dire n’a pas d’importance. Lui-même et les genevois, ainsi que Bâle, Berne et Zurich restèrent aux hosties. Comme dit plus haut, les Français réussirent à imposer leurs vues aux Genevois, qui s’inclinèrent de mauvaise grâce, pour ne pas créer des différends que les catholiques auraient pu employer. Cela signifie que l’usage de pain levé chez les réformés est un accident de l’histoire, et ne sort pas de la théologie des Réformateurs réformés. Cela signifie aussi que le désordre actuel chez les protestants français, qui emploient trop souvent ce qui plaît aux idéologies du moment au lieu de rester fidèles à leur tradition, est fort dommageable. D’autant que l’on veut justifier cela en disant que Jésus aurait employé du pain de tous les jours de ses chers croyants, ce qui est faux. Les espèces de la Cène ne sont pas ordinaires, elles sont des produits spéciaux, que ce soit le pain azyme ou le levé. Ce dernier doit être chez les réformés du pain de haute qualité et blanc, et pas du pain bis ou brioché. De même que le vin obéit à des normes précises. Il faut donc que chacun revienne à ses sources, sous peine de ravaler la Cène au rang d’un simple repas humain. Cela signifie que les luthériens peuvent aussi employer à l’occasion du pain levé, et les réformés des hosties. Tout le monde sera dans une démarche correcte. Mais il est aussi bon pour la continuité de l’Eglise de garder des traditions, les quelles ne portent aucun ombrage à la vérité des textes et des institutions et à la foi des fidèles. C. PLAIDOYER FÜR DIE BEIBEHALTUNG DES WEINESBEIM Hl. ABENDMAHLLutherische Liturgische Konferenz BayernTexte original 1997 In einigen Gemeinden ist es üblich geworden, beim Hl. Abendmahl statt Wein Traubensaft zu verwenden. Begründet wir dies in der Regel mit der Rücksichtname auf Alkoholkranke, die nicht ausgerechnet einer Gefährdung ausgesetzt werden sollen. Die lutherische Bischofskonferenz hat in ihrer Handreichung zum Abendmahl aus dem Jahre 1979 die Verwendung von Traubensaft beim Abendmahl auf besondere Einzelfälle beschränkt. Der erweiterte Vorstand der Lutherischen Konferenz in Bayern teilt diese Einstellung und plädiert für die Beibehaltung des Weins im H. Abendmahl. Die Gründe für die Beibehaltung sind folgende 1. Christus hat das H. Abendmahl gestiftet. „In der Nacht, da er verraten ward“ I Kor. 11,23 hat Christus das heilige Abendmahl eingesetzt. Nach seiner Verheissung gibt es Anteil an seinen Leib und Blut, das heisst an seinen Opfertod am Kreuz für uns und an seiner Auferstehung. Deshalb ist es unser Anliegen, möglichst nah an seiner Einsetzung des H. Abendmahls zu bleiben. 2. Das Herrenmahl wurde bei der Feier des Passahmahles gestiftet. Die drei ersten Evangelien beschreiben die Einsetzung des Abendmahls während der Feier des Passahmahls durch Jesus im Kreise seiner zwölf Jünger. 3. Beim Passahmahl wird „Gewächs des Weinstocks“ gereicht. Bei diesem gottesdienstlichen Mahl durfte nach den jüdischen Vorschriften nur ausgegorener reiner Wein verwendet werden, der feierlich als „Gewächs des Weinstocks“ bezeichnet wird. 4. Jesus hält am „Gewächs des Weinstocks“ fest. Jesus ist von der überlieferten Vorschrift nicht abgewichen, wie der Sprachgebrauch der Berichte zeigt. “Gewächs des Weinstocks“ ist worttreue Übersetzung des hebräischen „ Peri hagäfän“, das den mit Wasser trinkfertig gemachten, starken, reinen Wein bezeichnet. 5. Die Elemente haben zeichenhafte Bedeutung Das Brot besteht aus vielen Körnern, die „zermahlen“ werden; das Mehl wird, ohne jeden Zusatz ausser Wasser „zusammengebacken“. Die Trauben werden ausgepresst und durch Gärung von allen unreinen Rückständen getrennt siehe auch die mittelalterlichen Darstellungen Christi „in der Weinkelter“. So sind die Elemente Brot und Wein elementare und reine Grundnahrungsmittel. Der Wein bringt darüber hinaus in das Mahl die Dimension des Festes ein. Das Abendmahl darf als Vorgeschmack des himmlischen „Hochzeitsmahles des Lammes“ auch von Fröhlichkeit und Festlichkeit bestimmt sein. 6. Die Elemente des H. Abendmahls sind unserem Belieben entzogen. Die Elemente sind nicht willkürlich erwählt. Und damit grundsätzlich – wie auch die Einsetzungsworte selbst – unserem Belieben entzogen. 7. Wein wird in ökumenischer Übereinstimmung gebraucht. In allen grosskirchlichen Konfessionen hat man am Wein festgehalten. Ausnahmen gab es nur bei häretischen gnostischen Sekten der ersten Jahrhunderte. 8. Der Gebrauch von Wein ist hygienisch einwandfrei. Der Wein sollte in Kelchen von Edelmetall* gereicht werden, vor allem deswegen, weil das Edelmetall desinfizierend wirkt. Der süsse Traubensaft, dem oft noch Konservierungsstoffe beigemengt sind, klebt und wird schnelle zu Keimträger. Im Übrigen enthält auch Traubensaft Alkohol, wenn er aus Saftkonzentrat hergestellt wurde, das mit reinem Alkohol konserviert wird. Für Zuckerkranke ist der Traubensaft ein Problem. 9. In jedem einzelnen der beiden Elemente ist Christus im Abendmahl ganzgegenwärtig. Nach dieser auch in der lutherischen Kirche gültigen, alten Lehre der „Konkomitanz“ empfängt auch derjenige, der keinen Wein trinken darf, im Brot den ganzen Christus. * 10. Und wie ist es mit Menschen, die aus unterschiedlichen Gründen den Wein nicht empfangen wollen? Sie können durch eine einfache Geste, wie zum Beispiel das Kreuzen der Hände vor der Brust oder das Neigen des Kopfes bei der Abendmahlsfeier zum Ausdruck bringen, dass sie den Wein nicht empfangen wollen. Recevez mes cordiales salutations. Yves Kéler , Présentation Vous en avez assez de toujours acheter votre jus de raisin chez l’épicier du coin ? Assez de ces jus remplis de produits chimiques et de conservateurs ? Suivez ces étapes pour faire chez vous, tranquillement, votre propre jus de raisin maison. Vos fruits devront être très mûrs, et d’une bonne qualité gustative. Remplis de vitamines, B, P, de potassium et de fibres, le jus de raisin est un allié santé. Voici comment le faire vous-même, le conserver, c’est un autre moyen d’utiliser vos grappes fraîches. Jus de raisin blanc ou noir, c’est selon les goûts. . Anti-oxydant, laxatif et diurétique, hyper-vitaminé, il n’y a pas de raison de s’en priver. . Un bon jus de raisin. . Beau raisin, résistant au maladies. . . . Vignes de consommation familiale En France, comme dans l’ensemble de l’Union Européenne, les plantations de vignes à raisin de cuve sont interdites, à moins qu’elles ne soient effectuées conformément à un droit de replantation, un droit de plantation nouvelle ou un droit de plantation prélevé sur une réserve de droits de plantation. Cette interdiction s’impose aux particuliers comme aux viticulteurs professionnels, qu’il s’agisse de variétés strictement à raisin de cuve ou de variétés double-fin cuve/table, c’est à dire dont la production peut être utilisée en tant que raisin de table et en tant que raisin de cuve. Il n’est donc pas possible d’y déroger en vue de la consommation familiale. Les services de la viticulture, de la Direction Générale des Douanes et Droits Indirects, sont chargés du contrôle de cette interdiction. Les variétés de vigne utilisées pour la production commerciale du raisin de table conviennent mal aux amateurs, car elles nécessitent des traitements antiparasitaires fréquents sans lesquels la production de raisin devient aléatoire, ce qui décourage la plupart des jardiniers. A titre dérogatoire, la présence de la vigne à titre décoratif, sous forme d’une treille et à condition que la treille ne soit constituée que d’un seul pied, est tolérée. Cependant, il est possible de planter des variétés strictement à raisin de table, c’est à dire non classées en tant que variétés de cuve. De plus, devant le désir du grand public de pouvoir cultiver de la vigne à titre privé, l’INRA a obtenu par croisement des variétés de vignes relativement résistantes aux maladies de la vigne et a fait inscrire ces variétés au catalogue des espèces végétales comme variétés ornementales. De nouvelles variétés, dites d’agrément, ont été créées à l’INRA par hybridation et sélectionnées pour leur rusticité. Du fait de leur résistance élevée aux parasites, il suffit de leur appliquer deux à trois traitements par saison pour obtenir une belle récolte. En conséquence, la plantation et la culture de ces variétés se font librement et la commercialisation de leurs produits est interdite. Les premières variétés diffusées sont – Aladin raisin noir, à grande grappe, baie ronde et pulpe juteuse, – Amandin raisin blanc, à grande grappe, baie ovale, pulpe ferme et saveur musquée, – Perdin raisin blanc, à grappe moyenne, baie sphérique, juteuse et aromatique. – Cantin raisin blanc, produit des grappes assez grosses d’une excellente qualité, au goût muscaté Les trois premières variétés sont des variétés à raisins blancs et l’autre, une variétés à raisins noirs. En raison de leur époque de maturité moyenne, Aladin et Amandin sont adaptées à la moitié sud de la France. Perdin, de maturité précoce, convient à toutes les régions. Ces variétés sont diffusées sous la marque AMPELIA, sous forme de plantes en conteneurs. A ce jour, il existe beaucoup de variétés de vignes très résistantes, pour les particuliers, dont les raisins peuvent être consommés comme raisin de table et qui non pas besoin de traitement. Comme Blue Niagara, Vanessa, Vénus, New York, Maxi Wihte, Maxi Blue,… Ce type de variété, qui produit du raisin de belle présentation et de bonne qualité, est exclusivement réservé aux jardins d’amateurs, et ses produits ne doivent pas être commercialisés. . Vignes de consommation familiale . . La maturité optimale La maturité optimale va être la période où la quantité de sucre va être la plus élevée. Le raisin rouge se colore et le raisin blanc va devenir transparent. Passé cette période, l’évolution du grain de raisin va se ralentir. Il est donc souhaitable d’évaluer le degré de maturation des grains de raisin en analysant le sucre. Le réfractomètre est donc l’outil le plus simple à la disposition des viticulteurs. Mais il peut arriver que la mesure du sucre ne suffise pas. La maturité du raisin recherchée n’est pas la maturité physiologique correspondant à la capacité des pépins de raisins à germer. Non, il s’agit d’une maturité plutôt aromatique. Il s’agit du stade de concentration maximale des molécules aromatiques. La maturité va aussi être le moment où il y a le plus de tanins dans la pellicule du grain de raisin. Ainsi, il faut tenir compte de tous ces paramètres pour décider de la période optimale. Pour un vin rouge, ou un bon jus de raisin, le viticulteur préfèrera s’attacher aux arômes et aux tanins. . Pour un bon jus de raisin, on préfèrera s’attacher aux arômes et aux tanins. . . La maturité optimale va être la période où la quantité de sucre va être la plus élevée , pour faire un bon jus de raisin. . . Quand récolter le raisin ? Une bonne récolte, pour un bon jus de raisin, se fait à maturité. Il suffit de le goûter, pour décider du bon moment. Le jus d’un échantillon de raisin est testé régulièrement au moyen d’un réfractomètre, un petit appareil optique qui mesure le taux de sucre. De nombreux vignerons vont encore plus loin ils goûtent le raisin. Même s’il faut récolter selon les chiffres obtenus par analyse, ces vignerons ne vendangeront pas tant qu’ils ne trouvent pas que le raisin possède le goût souhaité et un bon équilibre entre sucre et acidité. Certains poussent la démarche jusqu’à observer la couleur des grains et attendre qu’ils soient d’une couleur auburn. D’autres encore vont même jusqu’à goûter les grains et attendre que la forte âpreté ait disparu. On observe parfois plus de deux semaines d’écart entre les vignerons qui récoltent immédiatement après le signal des instances officielles et ceux qui visent la maturité optimale. Un an ou quelques années plus tard, on constate aussi une nette différence dans le verre… Il est clair et net que ceux qui vendangent à maturité optimale produisent des vins de qualité et bien équilibrés. En ce qui concerne le raisin noir, les vignerons croquent aussi la peau des grains pour vérifier la qualité des tannins. Ceux-ci joueront un rôle crucial dans le potentiel de conservation des vins. Meilleure est la qualité des tanins, plus le rapport entre acides et sucres sera équilibré, et plus longue sera la durée conservation du vin. Le pouvoir colorant anthocyanes du raisin noir joue également un rôle important. Pour produire un très bon jus de raisin, il ne faut pas seulement attendre la maturité, pour faire la cueillette, mais surtout vendanger du raisin en bonne santé et au degré de maturité optimal. Si vous récoltez trop tôt, le raisin manquera de sucre et ne sera pas mûr, et le jus contiendra donc trop d’acidité et trop peu de matière. Si vous récoltez trop tard, alors que le raisin est trop mûr, vous risquez de vendanger des grappes pourries qui altèreront le goût du vin. Le jus sera mou et manquera de fraîcheur en raison d’une acidité insuffisante. Une bonne récolte, pour un bon jus de raisin, se fait à maturité. Il suffit de le goûter, pour décider du bon moment . . . Ma petite vendange 2014 Voici ma petite récolte 2014, avec mes quelques pieds de vigne. . Voici ma petite récolte 2014, avec mes quelques pieds de vigne. . Ma petite vendange, de raisin résistant. . . L’éraflage, ou égrappage L’éraflage ou l’égrappage est l’action consistant, après la vendange, à séparer les grains de raisin de la rafle, support pédonculaire vert et ligneux qui structure et soutient la grappe. Si on laisse macérer la rafle, elle donne au jus de raisin un goût herbacé. L’éraflage n’est pas pratiqué systématiquement, certains vinificateurs choisissant ainsi de laisser macérer les grappes de raisin entières. Cette pratique produit généralement des vins plus structurés et plus tanniques qui demandent souvent à être conservés quelques années avant ouverture. Le jus obtenu, issu d’un éraflage, qui a macéré pendant quelques jours, gagnent en fruité, en rondeur et en couleur. L’éraflage ou l’égrappage est l’action consistant, à séparer les grains de raisin de la rafle, Avec un petite quantité, on va faire l’égrappage manuellement. . . Si on voit cette couleur rouge-rubis-pourpre sur le pédoncule, c’est que le raisin est bien mûr. . Les rafles, qui vont au compost. . . Le foulage du raisin Le foulage a pour but de faire éclater la peau des grains de raisin afin que le jus en jaillisse et pour en faire sortir la pulpe, sans écraser les pépins, afin de favoriser la macération. Les baies foulées sont la pulpe sucrée des jus et des peaux du raisin que l’on appelle le moût. Dans le temps, on l’effectuait en foulant au pied le raisin, mais aujourd’hui, on utilise des machines fouloirs, qui sont des machines qui brisent les baies de raisin, en effectuant le moins de mal possible à la peau, en libérant le moût. Pour cela, j’ai utilisé le fouloir manuel, de mon copain Armand, qu’il a réalisé lui-même. . Le foulage du raisin au pied. . Le foulage du raisin avec un fouloir manuel . Ce fouloir manuel, peut également être entrainé, par un moteur, pour les plus grandes quantités. . Le foulage a pour but de faire éclater la peau des grains de raisin afin que le jus en jaillisse et pour en faire sortir la pulpe. . Le foulage consiste à briser ou éclater, les baies de raisin, en effectuant le moins de mal possible à la peau, en libérant le moût. . Voir les fonctionnement sur la vidéo, ci-dessous. . Pour faire un bon jus de raisin, on peut mélanger plusieurs variétés. . . . En vidéo . . . Le foulage du raisin à la main Si vous n’avez pas de machine, cette opération, peut être effectuée à la main. . Le foulage du raisin à la main, directement dans le fût. . Le foulage du raisin à la main, si vous n’avez qu’une petite quantité de raisin à faire. . Il suffit d’éclater le raisin, afin que le jus en jaillisse et pour en faire sortir la pulpe. . Les baies foulées sont la pulpe sucrée des jus et des peaux du raisin que l’on appelle le moût. . . La macération du jus de raisin Le raisin obtenu, issu d’un éraflage et après le foulage va macérer pendant quelques jours, dans un fût avec une bonde, à environ 5°, pour éviter la fermentation. Ainsi mon jus de raisin, gagne en fruité, en rondeur et en couleur. Mais si le jus commence à fermenter, il suffit de faire la pasteurisation pour l’arrêter . A ce stade, on pourrait déjà faire un jus de raisin, il suffit de mettre le moût dans le pressoir. . Pour améliorer le jus de raisin, je fais macérer le moût, pendant quelques jours. . . Ainsi mon jus de raisin, gagne en fruité, en rondeur et en couleur, il suffit de le faire macérer en fût, pendant quelques jours. . . Mise en fût du jus de raisin avec le moût. . Bien fermer le fût avec une bonde, pour éviter l’oxydation des fruits. . . Le pigeage du raisin Le pigeage est une action de mélange du raisin dans le fût pour une amélioration de sa macération. Cette opération est réalisée au cours de la macération pelliculaire, en vinification en rouge. Cela consiste à enfoncer le chapeau de marc dans le moût de raisin dans le but d’entraîner une extraction en douceur des constituants du raisin anthocyanes, tanins, composés aromatiques, …. Cette opération était réalisée traditionnellement avec une pige, mais pour mon petit fût, une louche fait l’affaire. L’intensité de l’extraction des composés dépend de la fréquence et de la durée des pigeages. En limitant autant que possible le contact à l’air, pour éviter une oxydation du jus. . Le pigeage est une action de mélange du raisin dans le fût pour une amélioration de sa macération. . Enfoncer le chapeau de marc dans le moût de raisin dans le but d’entraîner une extraction en douceur des constituants du raisin . La coloration du jus de raisin . . Le pressurage Dans cette tâche, on presse le raisin déjà éraflé, foulé et macéré, pour en extraire tout le jus contenu dans la pulpe. Un grain de raisin se compose de pulpe chair qui abrite les pépins. Le tout est enrobé d’une pellicule, la peau. La pulpe contient surtout de l’eau, du sucre et différents acides. Une fois écrasée, elle donne un jus. La pellicule représente moins de 10 % du poids de la grappe. C’est cette peau qui apporte au vin une grande partie de ses tannins et de ses arômes. C’est elle qui donne aussi aux vins rouges leurs robes. Les raisins que l’on dit rouges n’ont que de rouge ou de bleu que la peau ; leur pulpe, qui fournira le jus, est presque incolore. La coloration d’un vin provient donc en grande partie de la peau des raisins. Les matières colorantes contenues dans les peaux sont des pigments et c’est pourquoi chaque vin ou chaque assemblage a une couleur particulière. Le pressurage du raisin donne du moût. Ce produit hautement instable ne se conserve que quelques heures à température ambiante et quelques jours au réfrigérateur. Pour stabiliser les produits de la vigne, plusieurs solutions existent. J’ai également emprunté le pressoir de mon ami Armand, pour réaliser cette opération de pressurage. . Mise en place du pressoir sur un morceau de nylon. . Il me faut également, quelques seaux et un passoire. . Ouverture du fût, après la macération du jus de raisin. . Sortir le chapeau de marc de raisin, avec une louche. . Mettre directement le marc de raisin, dans le pressoir. . Le reste est passé dans le passoire. . Le plus rapidement possible, pour faire le pressurage. . Fermer le pressoir. . N’oublier pas de mettre le seau avec le passoire. On peut commencer le pressurage en faisant monter le cric sous le pressoir. . Le bon jus commence alors à couler. . Voilà du beau jus de raisin. . Le jus, a une belle couleur maintenant, comme du vin. . Ouvrir le pressoir. . Un beau gâteau de marc de raisin. . Le marc est bien sec. . Pas mal, le marc de raisin, après le pressurage. . Nettoyage du matériel, de pressurage et de macération. . C’est pour cela, qu’il faut mettre un nylon, afin d’éviter les taches, sur le sol. . . Autre solution, sans pressoir Après quelques jours de macération, c’est alors le moment de séparer le jus du marc écoulage, sans utiliser de pressoir. On va utiliser une grande passoire en inox sur un seau, et presser avec la main, pour faire sortir le jus. Ce n’est pas le même rendement que avec le pressoir, mais il faut faire avec les moyens du bord. . Faire passer le marc de raisin dans un passoire, sur un seau. . Le marc est récupéré . . Et mis dans une grande passoire en inox sur un seau. . Avec les mains, on peut commencer à presser le marc de raisin. . Jusqu’à ce qu’il n’y a plus de jus qui sort. . Le résultat ne sera pas aussi sec, que avec le pressoir, mais le résultat est pas mal. . . Le résultat . Avec 30 litres de raisins. . On obtient 25 litres de jus de raisin, après le pressurage. . Environ 3 litres de marc de raisin. . . Filtrer le jus Pour cela, je passe le jus dans un tissu très fin, qui ne se bouche pas trop rapidement. Il faut nettoyer dès que le jus ne passe plus. . Filtrer le jus de raisin, pour enlever le reste de pulpe. . Le jus de raisin, après le filtration. . La pasteurisation Laissés à l’air libre, les jus s’oxydent très rapidement et perdent leurs précieuses vertus. La stérilisation et l’emballage étanche permettent de conserver durablement le jus de raisin. En bouteille verre ou en bag in box, sa durée d’utilisation optimale est pluriannuelle. Plus encore que la chaleur, l’oxygène et la lumière altèrent la vitamine C. Le phénomène est encore accéléré en présence de métaux comme le fer et le cuivre notamment si la température est élevée. Les jus frais doivent donc être consommés rapidement ou conservés en les pasteurisant. Tout l’art consiste à chauffer suffisamment pour conserver le jus, sans pour autant altérer le goût ou détruire toutes les vitamines. A une température de 68°C, les levures responsables de la fermentation sont éradiquées et, en théorie, il ne serait pas nécessaire de chauffer davantage mais il est communément admis que l’élévation des jus à 78°C représente le compromis idéal entre la conservation et la préservation des goûts et vitamines. Une température supérieure entraînerait la perte des qualités gustatives et nutritionnelles goût de compote. Un chauffage plus fort élimine le risque, mais modifie le goût du jus de raisin, une partie des sucres commençant un processus de caramélisation et les arômes naturels étant modifiés. En dessous, la moindre imprécision ou manque d’homogénéité des températures et les risques de fermentation deviennent importants. . Laissés à l’air libre, les jus s’oxydent très rapidement et perdent leurs précieuses vertus, il faut donc pasteuriser pour le garder. . Je chauffe entre 78° et 80° pour être sûr d’avoir une bonne pasteurisation du jus de raisin. . . Le remplissage en poche Pour le remplissage en manuel des poches souples à chaud, j’ai fabriqué un support en inox pour le remplissage par gravité. Également une pince pour maintenir le goulot dans son emplacement. . Une marmite en inox de 25 litres avec un robinet, un réchaud à gaz et des poches de bag in box 5 litres . Remplissage des poches de bag in box, avec le jus de raisin. . . En vidéo . . . . Le résultat Laissez-vous charmer par les saveurs profondes et authentiques du jus de raisin maison. Très désaltérant, ce jus respecte à merveille le goût fruité du raisin frais. . Jus de raisin en bag in box de 5 litres. . . Les bienfaits du raisin et du jus de raisin sont connus depuis longtemps. Le raisin est un fruit énergétique, il est très nutritif mais très digeste 1 kg de raisin fournit entre 600 et 800 calories. C’est un excellent tonique. Il est reminéralisant, diurétique, et cholagogue stimule le travail du foie et de la vésicule biliaire. Il est aussi laxatif et désintoxiquant. Les cures uvales » sont d’ailleurs recommandées pour désintoxiquer l’organisme. Il est conseillé aussi bien aux personnes convalescentes qu’aux sportifs. Le raisin est avec la figue l’un des fruits les plus riches en sucre. Il est riche en vitamines A, B, C, très riche en oligo-éléments et en sels minéraux, il contient du magnésium, du potassium, du fer, du calcium, du manganèse et des flavonoïdes. De par sa forte teneur en fer, il est conseillé aux futures mères. C’est aussi l’un des fruits les plus employés en diététique. Les raisins sont particulièrement riches en flavonoïdes très puissants et aux propriétés protectrices pour le système cardiovasculaire. Un des pigments que contient le raisin rouge pas le blanc est la , qui aurait la particularité de régulariser les taux de cholestérol dans le sang et contribuerait à empêcher l’oxydation du cholestérol de type LDL mauvais cholestérol, phénomène qui provoque le dépôt de plaques sur l’artère et qui peut mener à l’obstruction de ces dernières. Le raisin est également une bonne source de potassium, un facteur favorable au système cardiovasculaire pour son effet protecteur contre l’hypertension. . Les bienfaits du raisin et du jus de raisin sont connus depuis longtemps. . . A consommer sans modération . Faire son jus de raisin bio, à consommer sans modération. . . Voir comment faire du jus de fruits et légumes frais maison avec un extracteur. A voir sur cette page Comment faire un jus de fruits et légumes frais maison . Voir comment réaliser son vin maison naturel A voir sur cette page . . Comment faire son vin . Faire son propre vin naturel. . . Comment faire une bouture de vigne Le bouturage vigne n’est pas compliqué à réaliser. Il s’effectue en deux opérations. Il faut d’abord prélever et préparer les boutures après la chute des feuilles, puis les planter dans un pot ou en pleine terre. Faire un bouturage d’une bonne vigne résistante, va vous permettre de multiplier très facilement et pour pas cher, ce raisin dont vous avez apprécié la qualité. A voir sur cette page . . Prélever les sarments pour le bouturage de vigne. . Préparation des boutures de vigne. . Bouturage de vigne . . Est-ce la fin du raisin bio ? Les dégâts dans nos vergers et potagers en 2014. Ce fléau est bien arrivé en Lorraine, en Alsace et va se développer à une vitesse incroyable. En effet, une fois que l’on sait détecter le Drosophila suzukii, on comprend très vite, la catastrophe qui nous attend. Avec ce magnifique temps d’automne, j’ai pu observer les premiers dégâts sur mes raisins. Il fallait contrôler chaque grain de raisin pour faire un jus de qualité. À voir sur ce site pour informer les gens au plus vite pour essayer de freiner ce fléau . . . . . . . .. La meilleure protection des fruits par ensachage Cette méthode est très intéressante au verger bio, raisin de table bio, mais surtout pour les particuliers, avec quelques arbres, car elle permet d’éviter des traitements, tout en garantissant des fruits de qualité. En été, c’est la saison de la récolte des fruits, mais elle s’avère décevante pour cause de fruits véreux, attaqués ou abîmés par les guêpes, les frelons et les oiseaux,… Il existe pourtant une solution ancestrale, bien plus ancienne que les produits phytosanitaires, qui permet d’obtenir des fruits beaux et sains ; elle s’appelle l’ensachage. Sur cette page, je veux vous présenter cette technique, qui est la plus efficace contre tous les ravageurs des fruits, ainsi que les avantages et les inconvénients. A voir sur cette page L’ensachage pour la protection des fruits . . . . .